« Des raisons, on peut toujours en trouver. Des bonnes ou des mauvaises. En pagaille. Mais c’est pas mon boulot. Il y a des spécialistes pour ça. »

C’est par ces quelques mots que débute le récit du jeune homme qui vient de commettre un massacre, le jour du mariage de son frère, à Mortagne, petit village d'à peine plus de 1.000 habitants où il faut choisir entre le bois et les vignes. Cinq morts, deux personnes dans un état grave et un blessé léger… C’est le bilan de la fusillade.

Voilà. Impossible d’en dévoiler plus, et pourtant ça me démange ! Alfred, dont j’avais adoré le « Pourquoi j’ai tué Pierre », sur la pédophilie, revient avec une bande dessinée aussi dure que son précédent thème. D’après le roman de Guillaume Guéraud, l’illustrateur met en image une histoire forte ou tout manichéisme est prié de rester à la porte. Tout commence par la fin avec l’arrestation du tueur et le reste n’est que retour en arrière, sans jamais nous perdre. « Je mourrai pas gibier » avait été publié en 2006 au Rouergue dans la collection « DoAdo noir ». Il ne s’agit pas d’excuser le meurtrier, peut être de le comprendre. Savoir pourquoi et comment une vie peut basculer dans la folie… « Et des raisons, on peut toujours en trouver ».

Une histoire violente toute en nuance, servie par des dessins aux expressions saisissantes… Je l'aurai juste préférée un peu plus longue afin de s'imprégner davantage de la psychologie du personnage et de mieux s'immerger dans le récit.

Mais pas loin du sans faute ! Pas loin du tout...

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