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Jeanne Benameur avec ce roman se lance dans une galerie de portraits d’un collège, prétexte à présenter le quotidien d’un établissement de banlieue. Nous passons ainsi d’une jeune prof fraîchement mutée, dépressive parce que séparée de sa moitié, à une principale névrosée à la limite de l’assistante sociale, à la documentaliste qui redonne goût un peu facilement au jeune dur du collège dans un atelier d’écriture, ou encore à la jeune collégienne en échec scolaire mais génie du dessin... Et quelques autres...
Alors sur l'histoire elle même, je me suis ennuyé parce que je n’y ai rien trouvé d’exceptionnel, pour ne pas dire que je n’y ai rien trouvé... du tout. Et le style ne m’a pas plus convaincu. Ainsi, le parallèle entre les profs et les portes des salles de classe – si, si... parce qu’elles reçoivent les coups – fera sans doute sourire les concernés... et pas que les menuisiers. Mais tout ceci n’engage vraiment que moi et n’ayant rien lu d’autre de l’auteur – dans le rayon des adultes, puisque j’apprécie sincèrement ses écrits jeunesses – je ne m’avance pas plus : le livre ne m'a pas plu. J’ai dans ma bibliothèque « les Demeurées » et je vais rapidement m’y plonger.
Pour continuer le débat, ce n’est pas le premier roman que je lis sur ce thème – notamment « Entre les murs » de Bégaudeau – et je leur reproche tous la même chose. Au final des romans faciles et malhonnêtes.
Je m’explique sans faire monter ma tension... Sur un fond grave, ils se veulent sarcastiques en caricaturant l’ignorance de certains élèves – de banlieue, c’est encore plus drôle – et l’incompétence névrotique des profs. Je ne prétends pas que tout cela n’est que fiction – moi-même j’ai quelques noms... Attention, Laurent, me dites vous, nous sommes dans une fiction et pas dans un reportage de télé le samedi à 13h30... Mais justement tout est fait pour nous plonger dans le documentaire – la 4ème de couverture indique toujours la profession enseignante des auteurs – et certains lecteurs pourront ainsi y trouver la preuve irréfutable de l’état déplorable de notre éducation nationale – et quasiment toutes les personnes qui l’ont lu ont fini par me le sortir. C’est oublier tous ceux motivés et compétents qui vivent tout cela au quotidien. Si vous m'entendez....
Alors, je ne suis peut être pas tombé sur les bons livres, mais je voudrais juste dire qu’il me semble qu’il est possible de faire de vrais romans drôles et poignants sans tomber dans des caricatures grossières qui renforceront les réflexions de cette brave Madame Michu... Et cela m’évitera de passer 1 heure, 3 fois par semaine à entendre le même débat s’élancer...
Merci par avance...
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