Une-place-a-prendre.jpegPagford est une petite ville d’Angleterre qui pourrait être terriblement paisible, si elle n’était pas chahutée par une querelle vieille de 60 ans avec sa voisine Yarvil, siège du Conseil communal. Pagford la ville historique aux résidences impeccables contre Yarvil la ville économique aux résidences sociales. Le roman débute alors avec le décès de l’un des conseillers communaux, Barry Fairbrother. Ce décès peut alors changer tous les rapports de force et permettre ainsi à Pagford de se débarrasser de la politique sociale du Conseil. Se met alors en place les manipulations pour récupérer le poste, les tractations et les coups bas… Et lorsque cela se passe dans une petite ville, forcément tout s’emboite et un roman nait…


Alors… D’accord, ce n’est jamais évident pour un écrivain qui a connu un succès planétaire de changer de terrain tant elle est attendue au tournant… D’accord, c’est courageux de se remettre en question et de prendre des risques alors qu’elle aurait pu se reposer sur ses acquis… D’accord elle a bien raison de se faire plaisir après tout… C’est dit.


Une fois considéré tout cela il ne reste plus qu’à lire « Une place à prendre »… Et c’est fait... 680 pages. Près de 700 pages sur un sujet vu et revu (Clochemerle date de 1934 quand même…), dans un style simpliste, peu agréable, et caricatural… Les méchants sont riches, gros, poilus, commerçants et… méchants. Et les gentils sont… gentils et quand ils deviennent méchants ils sont punis. Quelques légères notes d’humour…très légères. L'ensemble est surjoué comme dans un bon sitcom à la française. Un roman qui m’a laissé froid et sans émotion à part celles qui font naître l’ennui. Ne vous détrompez pas, j'aime aussi les romans légers et je l'ai prouvé dans mes billets, mais je peux m'énerver contre la facilité.


Le livre aurait-il été publié sous un autre nom ? Mais il était déjà vendu avant d’être écrit alors forcément…Partagé entre l'idée que les gains pour Grasset permettront (peut-être) de publier des romans plus risqués et l'amertume des auteurs qui peinent à être publiés... Mais voilà que moi aussi je tombe dans les poncifs !

 

 

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