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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 15:23

sade.jpgIl est des romans qui obscurcissent la frontière entre réalité et fiction. Le dernier livre de Jacques Chessex est de ceux-là.

L’histoire d’abord. Une histoire en deux parties. La première qui nous conduit aux côtés du fameux marquis durant les derniers jours de sa vie et jusqu’à sa mort. Puis lui succède l’histoire, entre croyances et superstitions, des méfaits du crâne du théoricien du sadisme sur les personnes qui ont cherché à le posséder, sans le nourrir. L’univers de Chessex est là, dans ce que l’homme compte de plus noir, dans la fascination et tellement proche de la mort. Une exploration de l’âme humaine pour une œuvre qui se veut dérangeante, blasphématoire parfois écœurante et toujours critique. Ecrire sur le marquis de Sade n’est jamais innocent et la provocation est à son comble lorsqu’un auteur se plait dans les descriptions d’un vieillard à bout de souffle dont les pratiques sexuelles restent ce qu’elles ont été. Une provocation qui forcément dérange une Suisse bien proprette. Un combat que Chessex à mené jusqu’au bout, et ce roman en est la preuve. Il va même jusqu’à vouloir cacher le crâne du défunt marquis dans les coffres des banques suisses… Que c’est bon !

L’Histoire ensuite. Difficile de ne pas se laisser emporter par le côté prémonitoire des réflexions du poète sur la mort. En refermant le livre, la magie opère et l’Histoire semble avoir pris le relais, comme si Jacques Chessex avait approché d’un peu trop près « le dernier crâne de M. de Sade ».

Le roman finit sur ces mots : « Comme nous sommes las d’errer ! Serait-ce déjà la mort ? »

Une mort qui le frappa par surprise le 9 octobre 2009, donnant une résonnance plus réelle encore à ces derniers mots publiés...

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 13:49

grandloin.jpgEvidemment que je me suis jeté sur le dernier Pascal Garnier… Evidemment, que Pascal Garnier va très loin dans son univers avec « Le Grand Loin »… Evidemment que je me suis laissé prendre dans cette histoire… Evidemment que j’ai adoré ;)

Marc, gentil père de famille est un peu perdu dans sa vie. Divorcé, il a refait sa vie et rend régulièrement visite à sa fille dépressive et internée en hôpital psychiatrique. Marc étouffe et décide de partir… Partir loin, très loin, le plus loin possible avec sa fille qu’il entraîne pour un week end… prolongé. Mais la balade prend une tournure qui lui échappe. Un tourbillon qui l’entraine loin, dans le Grand loin !

Ce roman est un concentré du monde « merveilleux » de Pascal Garnier… Et comme tous les concentrés, il va fort. Mais malgré les excès qui en laisseront certains baba, ce roman est construit à la perfection. En quelques pages, par quelques expressions, dans un style envoutant, Pascal Garnier campe ses personnages, leur crée une vie et nous les attache. Bref, l’un des romans dans lequel l’auteur va le plus loin dans son humour noir, dans sa vision obscure du monde qui l’entoure… Il pousse le bouchon un peu loin et c’est bon ;)

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 21:04

supplicedeleau.jpgJ’ai adoré « Blessés »… J’ai adoré « Désert américain »… J’ai été déçu par « Glyphe »… Avec « Le supplice de l’eau », j’ai été encore déçu. Percival Everett a-t-il pris un virage sans moi. Sans aucun doute. Sa littérature me laisse loin, elle me perd et m’abandonne.

Entre philosophie, art moderne et littérature, ce roman constitué de courts chapitres, nous conduit aux côtés d’Ismaël Kidder que la douleur ronge au plus profond. Sa jeune fille de 11 ans a été enlevée puis assassinée. Ce père ravagé choisit alors de se venger.

La quatrième de couverture nous indique que l’auteur a écrit « ce roman en réponse aux exactions commises, au nom du Salut des Etats-Unis d’Amérique, dans le camp de Guantanamo »… Peut-être. En tout casd j'aimais bien cette idée. Mais les paragraphes qui s’enchainent ont un sens lointain et m’ont perdu dans les méandres d’un écrit complexe. Comme pour Glyphe, j’avoue ne pas avoir tout perçu. Je préférais Everett dans ses histoires folles, mais écrites sans embuches… là je suis tombé de trop ! Le style est toujours là, mais la déstructuration du roman est à son comble et le message se brouille parfois. Trop tôt peut être, trop lointain de mes goûts, je le laisse aux amateurs du genre qui s’y plairont sans doute, car Percival Everett reste un grand auteur, mais ne me touche plus pour le moment. Peut être au prochain...

Vraiment peut-être !

Par Laurent - Publié dans : J'ai lu...
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 14:33

batailleEn 14 batailles, Hervé Drévillon propose de nous faire découvrir une histoire militaire de notre pays, et même un petit peu plus… De Castillon en 1351 marquée par l’idéal chevaleresque, à la Marne en 1914 où la "bataille n’était plus qu’une façon de parler", en passant par Pavie (1525), Rocroi (1643), les Saintes (1782) ou Solférino (1859), nous (re)découvrons les grandes évolutions des batailles (et pas des guerres ou des combats), mais aussi le regard des contemporains dans une analyse plus culturelle, l’ensemble servi par un style vraiment agréable. Chaque bataille est l’occasion pour l’historien d’évoquer une période charnière, un bouleversement dans les méthodes de combat, et surtout dans les mentalités. Les « petites histoires » souvent légendaires qui ont parfois fait basculer la victoire d’un côté plutôt que de l’autre et qui apportent le piquant à l’Histoire, ne sont pas oubliées non plus et permettent à cet ouvrage sérieux d’être lus par le plus grand nombre (avec un certain bagage historique tout de même). L’historien n’hésite pas non plus à s’appuyer sur la littérature, sur des témoignages qui montrent souvent la subjectivité du ressenti d’une bataille et rendent le récit vivant.

Me concernant, j’ai pris un véritable plaisir à lire ce livre, avec une préférence certaine pour les passages des guerres modernes, et parfois un peu plus déçu par les batailles plus contemporaines dont les analyses m’ont quelques fois laissés sur ma faim… La spécialité de l’auteur n’y est sans doute pas pour rien dans mes préférences. En résumé, les novices trouveront un bon moyen de découvrir l’évolution de l’art militaire, avec un regard beaucoup plus large qu’une simple histoire bataille et un ton parfois décalé, tandis que les plus férus d’histoire, ne feront qu’une révision avec un balayement rapide de la chronologie. Mais l’ensemble est sérieux... pas trop… juste ce qu’il faut ! J’ai regretté une conclusion absente à l’ouvrage qui aurait sans doute permis de sortir un peu moins brutalement de l’étude, comme dans une bataille !

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 08:52

blast.jpgPolza Mancini est en garde à vue pour avoir fait, semble-t-il, beaucoup de mal à une femme, Carole. Polza Mancini, "Grasse Carcasse", porte son surnom depuis longtemps.Un surnom qui colle littéralement au personnage. Un homme jeune, gros, sans domicile depuis peu, au passé chargé... Face aux inspecteurs menant l'interrogatoire, le marché est simple : pour savoir ce qui s'est passé, il va falloir suivre le même chemin que lui et l'écouter jusqu'au bout. Inutile de poser des questions, la route se trace d'elle même.

Ce premier tome, mise en place des personnages et de l'histoire, pour partie en noir et blanc, nous plonge dans un univers où se mêlent des belles rencontres de marginaux, de tendres clins d'oeil et une atmosphère lourde et inquiétante. L'humour de Larcenet saupoudre l'ensemble. J'ai plongé dans l'histoire tout habillé et j'attends la suite avec la plus grande des impatiences !!!! Allez-y sans hésitation !

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 23:15

personneDans "Personne", Gwennaëlle Aubry nous livre les clefs de son histoire au travers d'un puzzle. Les pièces s'emboîtent progressivement autour d'un abécédaire dont les lettres évoquent chacune une partie du père, François-Xavier Aubry, brillant juriste, père de deux enfants, vaincu par la maladie. Maniaco-dépressif, il naviguera aux frontières de la folie pendant des années, entrainant avec lui ses proches. A partir d'extraits de ses derniers ecrits, comme un album photos que l'on feuillette ou un grenier que l'on vide, l'auteur redonne vie à ses souvenirs. Une écriture pleine d'émotion qui rend hommage aux relations père-fille, même les plus complexes. Tendre et émouvant, ce livre est écrit avec le coeur d'une femme qui semble tourner une page et larguer les amarres.

Un beau roman qui a remporté le prix fémina et dont il est difficile de ne pas faire le parallèle avec, dans un autre style, le "Mauvaise fille" de Justine Lévy. Une belle écriture, une histoire émouvante, une forme originale... Certe... Mais pour ma part, je n'ai pas plus accroché que cela. Pas le moment ? Trop intimiste, malgré une grande pudeur ? Encore une histoire personnelle ? Laissons le temps...

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 08:00

Le tombeau de Tommy est avant tout l'histoire de Thomas Elek, Juif hongrois, très jeune membre du groupe Manouchian, fusillé à l'âge de 20 ans au Mont-Valérien. Mais c'est aussi l'histoire du film biographique que le narrateur cherche à monter avec pour principal interprète, Gabriel, jeune parisien des années 2000 qui va progressivement entrer dans la peau du personnage, jusqu'à en être happé.

 

Alain Blottière reprend donc l'histoire tragique d'un jeune résistant et parvient à l'intégrer dans une histoire présente. Entre passé et présent, il nous promène dans un roman émouvant où l'intensité du drame nous pousse vers la fin. Il est vrai qu'il est toujours simple d'émouvoir le peuple avec l'exécution de ces jeunes résistants (Guy Moquet...), décrivant leurs dernières heures, leurs derniers écrits, mais ici l'apport de l'écrivain est remarquable. Ce roman nous envahit, malgré quelques moments plus lents, et ne nous perd pas entre réalité et fiction. Il ne nous ment pas non plus, fait la part des choses et ne cherche pas à encenser. L'histoire secondaire, moins intense malgré tout, n'est pas simple prétexte à réveiller un héros. Et pour ceux qui le croirait, Alain Blottière sert par ce roman les derniers écrits de Thomas Elek : « Adieu et gardez ma mémoire dans vos cœurs et parlez quelques fois de moi à vos enfants ». Au moins juste pour cela...

 

Une belle histoire, un beau roman.

 

Un site Web autour du livre apporte les différents documents sur Thomas Elek qui ont servi à l'auteur. Une visite indispensable pour un devoir d'histoire : http://www.letombeaudetommy.net/Accueil.html

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 08:22

Landru... Henri Désiré Landru. Un nom qui a résonné dans la France des années 1920. A la sortie de la Guerre, l'affaire éclate. Condamné pour 11 assassinats de femmes dans sa maison de Gambais (toujours visible...), Landru est exécuté en 1922. Une histoire connue et racontée des centaines de fois.

 

Chabouté pourtant ose revisiter cette histoire macabre en ajoutant sa vision. Il redessine les personnages et crée des coulisses à cette affaire. Entre escroqueries, gueules cassées, et affaire d'Etat, on découvre les morceaux du puzzle page après page. Un pari osé et risqué qui rend Landru sensiblement plus sympathique... Une bande dessinée pleine du talent de l'auteur, d'une composition parfaitement noire (comme j'adore), peut être un plaidoyer contre la peine de mort. Mais, mais... J'avoue avoir été un peu gêné à la fin de cette histoire.


Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 08:48

« Septembre en t'attendant » est l'histoire vécue par Alissa Torres qui a perdu son mari, Eddy, dans les attentats du 11 septembre 2001. Enceinte de 7 mois, sa vie bascule ce jour-là alors qu'Eddy vient tout juste d'être embauché dans une société dont le siège se situe dans les tours du World Trade Center. Le récit est alors le ressenti de cette jeune femme veuve et qui ne peut se raccrocher qu'à son enfant qui va naître. Elle doit à la fois gérer sa grossesse, la disparition de l'homme qu'elle aimait alors qu'elle s'était disputée avec lui la veille du drame, les réactions parfois surprenante de son entourage, les difficultés administratives qui se dressent, les promesses électorales qui tardent à se concrétiser, … Autant d'embuches qui ont constitué son histoire et témoignent de la douleur des familles des victimes d'attentat.

Une bande dessinée aux dessins de Sungyoon Choi, qui pourront gêner certain, car froids et parfois sans émotion. Mais cet aspect glacial et distancié permettent de donner beaucoup de force à se témoignage qui dépasse le simple point de vue d'Alissa Torres.

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 22:51

Martial et Odette, comme tous bons retraités qui se respectent, ont décidé de s'installer dans le sud de la France. Un joli pavillon, entouré d'autres pavillons, entourés d'un mur de protection, protégé par des caméras, protégés par un vigile... Si bien protégés que dans toute la résidence, « Les Conviviales », ils sont pour l'instant les seuls. Désespérément seuls...Mais, cela va changer, puisque dans quelques jours, deux autres maisons devraient être occupées. L'une par un couple séduisants et séducteurs et l'autre par une femme seule... Sûrement veuve... Oui sûrement. Le gardien et l'animatrice du club house qui ouvrira pour l'occasion vont venir remuer tout ça !

 

Une fois de plus Pascal Garnier m'a offert un vrai bon moment de lecture. Tout est là dans ce roman : humour noir, oeil aiguisé sur mes contemporains, critique acerbe d'une société, … J'aime décidément l'univers dessiné par l'auteur... Encore, encore !

 

Et si vous ne me faites pas confiance lisez par ici :

 

La fan attitude de Baratin (dans ma médiathèque il y en a plus ;)

L'envoutement des Moissons noires

Cathe la conquise

L'Hyseria Lane de ICB

 

Je continue ???

 

Merci à Elvira pour ce cadeau et la découverte de l'auteur !

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 08:59

C'est une tradition... Comme jadis le rassemblement des druides, les bibliothécaires des Yvelines quittent une fois l'an, leurs forêts profondes pour rejoindre le Temple. Ils attendent le signal de la Druidesse des "routes de l'imaginaire" pour aller à pied, en train, en voiture et même en moto (mais toujours à l'heure... ou presque) à travers le département. Ce signal est lancé une fois le soleil de la rentrée littéraire levé. Cette année ce sont 9 grands Druides qui ont donné leurs sentiments sur leurs lectures... Juste leurs sentiments. Dans un esprit de partage, les voilà. Mais n'oubliez pas, ils n'engagent qu'eux et ont déjà donné lieu à de longs palabres !

Les coups de coeur :

 

Clarke , Brock Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre (Albin Michel)

Foenkinos, David /  La délicatesse (Gallimard)

Guerra Wendy / Mère Cuba (Stock)

Haenel, Yannick / Jan Karski (Gallimard) 

Lafargue, Jérôme / Dans les ombres sylvestres (Quidam)

Lee, Carol Ann / La rafale des tambours (La Table ronde)

McCann, Colum / Et que le vaste monde poursuive sa course folle (Belfond)

Mauvignier, Laurent / Des hommes (Minuit)

Monnier, Alain / Je vous raconterai (Flammarion)  

Nevaï,  Lucia / Comment les fourmis m'ont sauvé la vie (Ph. Rey)  

Ovaldé, Véronique / Ce que je sais de Vera Candida (L’Olivier)  

Robbins, Tom / Comme une grenouille sur son nénuphar  (Gallmeister)

Roth, Philip / Exit le fantôme (Gallimard) 

Routier, Philippe / Pour une vie plus douce (Stock)

Tavarès, Goncalves / Monsieur Kraus (Viviane Hamy)

Trouillot, Lyonel  / Yanvalou pour Charlie (Actes Sud) 

Vigan, Delphine de / Les heures souterraines (JC Lattès)  

Wackenhein, Vincent  / La revanche des otaries (Le Dilettante)

 

Ils ont aimé :

- Audouard, Antoine / L'Arabe  (L’Olivier).

- Bakker , Gerbrand / Là haut, tout est calme (Gallimard) 

- Beaune, François / Un homme louche (Verticales)

- Beauvais, Marie-Odile / Le Secret Gretl  (Fayard).

- Bertrand, Jacques / Les autres c'est rien que des sales types (Julliard)  

- Bissoondath, Neil / Cartes postales de l'enfer (Phébus)  

- Cendrey, Jean-Yves /  Honecker 21 (Actes Sud)

- Chapuis, Bernard, / Le rêve entouré d'eau (Stock)    

- Diop Boubacar Boris / Les petits de la guenon (Ph. Rey)
- Dujovne-Ortiz, Alicia / L'étoile rouge et le poète (Métailié)

- Gander, Forrest / En ami (S. Wespierser)    

- Giraud, Brigitte / Une année étrangère (Stock) 
- Hesse, Thierry / Démon (L’Olivier)  

- Homes, A.M.- Le sens de la famille (Actes Sud)  

- Job, Armel / Tu ne jugeras point (Laffont) 

- Lafon, Marie-Hélène  / L’annonce (Buchet Chastel

- Lazar, Liliana / Terre des affranchis (Gaia)  

- Le Gall,  Marie / La peine du menuisier (Phébus)      

- Lodato, Victor / Mathilda Savitch  (Liana Levi)

- Mavrikakis, Catherine / Le ciel de Bay City (Sabine Wespieser)
- Miano, Leonora / Les aubes écarlates  (Plon)

- Morin, Pascal / Biographie de Pavel Munch (Le Rouergue)  

- NDiaye, Marie / Trois femmes puissantes (Gallimard)  

- O'Neil, Joseph / Netherland (L’Olivier)

- Parisis,  Jean-Marc / Les aimants (Stock)  

- Peju, Pierre / La diagonale du vide (Gallimard)

- Percin, Anne / Bonheur fantôme (Rouergue)  

- Salvayre, Lydie / BW  (Seuil)

- Quignard, Pascal / La barque silencieuse (Seuil)

- Shriver, Lionel / La double vie d'Irina (Belfond)

- Sizun, Marie / Eclats d'enfance (Arléa) 

- Suel, Lucien / La patience de Mauricette (Table Ronde)

- Tessarech, Bruno / Les sentinelles (Grasset)  

- Wiazemsky, Anne / Mon enfant de Berlin (Gallimard)  
- Wu Ming / Manituana (Métailié) 
- Yalom, Irvin / Le jardin d'Epicure (Galaade Editions)  
 

Ils ont lu… Et finalement c’est déjà pas mal :
   
- Adorjan, Johanna / Un amour exclusif (Presses de la Cité) 
- Arditi, Metin / Loin des bras (Actes Sud)
- Aubry, Gwenaëlle / Personne (Mercure de France)
- Beigbeder, Frederic / Un roman français (Grasset)  
- Bi Feiyu / La plaine (Picquier)
- Boyden, Joseph / Les saisons de la solitude (Albin Michel)
- Chalendon, Sorj / La légende de nos pères (Grasset)
- Curiol , Céline / Exil intermédiaire (Actes Sud)
- Dovert Stéphane / Le cannibale et les termites (Métailié)  
- Fauquemberg, David / Mal tiempo (Fayard)
- Gaudy, Hélène / Si rien ne bouge (Rouergue)
- Gordon-Gentil,  Alain / Devina (Julliard)
- Grondahl, JC / Les mains rouges (Gallimard)
- Guenassia, J. Michel / Le club des incorrigibles optimistes (Albin Michel)
- Horan, Nancy / Loving Frank (Buchet-Chastel) 
- Minh Tran Huy / La double vie d'Anna Song (Actes Sud)  
- Munro, Alice / Du côté de Castle Rock (L’Olivier) 
- Nothomb, Amélie / Le voyage d'Hiver (Albin Michel)  
- Pavloff, Franck / Le grand exil (Albin Michel)

Ils auraient pu éviter :

- Basse , Pierre-Louis / Comme un garçon (Stock) 
- Fargues, Nicolas / Le Roman de l'été (POL)
- Heuré, Gilles / L’homme de cinq heures (Viviane Hamy)
- Serpa, Enrique / Contrebande (Zulma)
- Villeneuve, Camille de / Les insomniaques (Ph. Rey)  

Par Laurent - Publié dans : Une cerise qui classe
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 08:42

                          
Il est certains romans dont il n'est pas évident de parler tant ils bousculent... « Et que le vaste monde poursuive sa course folle» est de ceux-là... Il se résume pourtant en quelques mots.

New-York, au milieu des années 1970, un homme se lance dans un exploit aussi inconscient que poétique : traverser les Twin Towers, clandestinement, sur un fil. Pendant ce temps, dans les bas fonds de New-York, un prêtre ouvrier irlandais tente de sauver une troupe de prostituées, une mère qui a perdu son fils au Vietnam essaie d'intégrer un groupe qui la rejette de par son origine sociale, ou encore une prostituée crie son désespoir de voir ces proches brisées… Autant d'histoires qui se croisent et se décroisent, se percutent quelques fois, dans une Amérique obscures et terriblement sombre, rongée par la misère humaine et le désespoir.

 

McCann nous montre la face noire de la ville et survole cette période de bouleversements. Il nous prend la main pour nous conduire vers les âmes les plus délaissées de la société américaine. L'auteur prend le pouls d'une société au bord de l'implosion. Heureusement, le récit de l'aventure de Philippe Petit vient offrir au lecteur la poésie indispensable qui lui permet de traverser sans faillir ce roman écartelé entre déchéance et espoir. L'écriture est splendide, les descriptions vertigineuses... Un roman duquel on ne sort pas indemne...

 

Magnifique !

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 08:52

Ludivine est une jeune institutrice aux méthodes d’enseignements peu orthodoxes et rejetées par les institutions françaises ; Vanessa et Fabien un jeune couple conflictuel ; Aymeric un amoureux des femmes... de toutes les femmes ; Monique une veuve cherchant à accomplir la dernière volonté de son mari ; et Peter un mystérieux milliardaire. Autant de personnages différents qui pour différentes raisons vont se retrouver chez des cannibales de Papous. En vacances ou dans le cadre de leur profession, ces occidentaux entreprennent une excursion avec leur jeune guide Leonardus. Cette excursion qui ne va pas se passer comme ces touristes le souhaitaient, puisque des indépendantistes décident de les prendre en otage. L’aventure peut commencer, tandis que les méchants ne se cachent pas forcément où l’on pense.

Stéphane Dovert spécialiste de l’Asie (la quatrième de couverture nous indique qu’il est né en 1966, a été en charge de la coopération française en Birmanie, en Thaïlande et au Viêt Nam, qu’il a fondé l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud Est contemporaine et qu’il a écrit plusieurs ouvrages de sciences humaines et enfin qu’il nous offre là son deuxième roman), calque sur ses connaissances anthropologique une histoire d’otages à la dérive en pleine jungle. Souvent avec humour, l’auteur s’attaque aux certitudes occidentales, aux incompréhensions culturelles et à la manipulation. Un roman agréable qui ne manque pas de rebondissements.

Seulement, pour ma part coincé entre comique de situation et drame terriblement réaliste, j’ai eu du mal à rentrer pleinement dans l’histoire, le roman me laissant le goût des différentes couches le composant : culture papoue, trame, drame, humour, … Comme si l’ensemble manquait de liens.

Par Laurent - Publié dans : J'ai lu...
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 13:37

Victor jeune roumain vivant au début des années 1970 est condamné à rester chez lui le reste de ses jours, loin du reste du village de Slobozia. Pour avoir tué une jeune fille qui s’était refusée à lui, « Bœuf muet » comme les mauvaises gens l’appellent, est caché par sa mère qui refuse de le voir partir en prison. Enfant à part, protégé par la Fosse aux Lions, un lac au milieu de la forêt qui a vu nombre de drames, il doit vivre reclus.

Dans la Roumanie de Ceausescu la religion est tolérée tant qu’elle est outil de l’Etat. Le curé du village mis au courant du drame et empêché par le secret de la confession, propose à Victor, pour se laver de ses pêchers de travailler dans la clandestinité. Victor est chargé de recopier des textes interdits par le régime pour peut être enfin trouver la sérénité qui lui manque et le Salut qu’il attend.

Liliana Lazar nous emmène dans son pays d’origine, là où elle a grandit. Née en 1972 en Moldavie roumaine, de père garde forestier dans la forêt qui borde Slobozia, elle vit aujourd’hui en France. Entre croyances villageoises et religion, ce roman nous fait revivre en filigrane les années noires de la Roumanie. Malgré une écriture simple et parfois simpliste mais efficace, l’auteur parvient à maintenir la trame sans nous perdre dans des longueurs inutiles. Un bon premier roman dans lequel il est bon de plonger.

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 08:34

Franck Pavloff, l'auteur engagé de « Matin brun » et de l'excellent « Pont de Ran-Mositar » revient avec un roman sur l'immigration clandestine en Amérique du sud.

Tchaka vient d'être engagé comme jardinier par un grand propriétaire terrien, dans la ville de Banos de Agua Santa, au centre de l'Equateur. Lui, l'étranger que personne ne connaît, en observant la nature, sait reconnaître les prémices du réveil du volcan Tungurahua, sur les pentes duquel il travaille. Mais, personne et en premier lieu le propriétaire ne veut admettre le danger d'un volcan endormi depuis plusieurs décennies.

Lucia, aidé par quelques uns, vit éloignée du regard de la population locale. Elle a choisi d'aider les immigrés clandestins à passer les frontières vers le nord, pour éviter qu'ils ne tombent entre les mains des passeurs, dont le seul but est de leur soutirer le peu d'argent qu'ils possèdent. Deux destins qui vont se croiser, au milieu de la tourmente causée par un volcan qui gronde de plus en plus.

Franck Pavloff s'empare cette fois de thème de l'immigration clandestine, de la détresse et de l'espoir qu'elle transporte. Un roman d'ambiance où le volcan est un personnage à part entière. Mais un roman à l'allure brisée par des longueurs répétitives.

Par Laurent - Publié dans : J'ai lu...
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