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Mardi 30 juin 2009

Avec l’été, le soleil, les cerises, les vacances,… et Arto ! Et oui chaque année, Denoël m’offre ce petit cadeau pour recharger les batteries, une fois la tempête de fin d'année passée : le dernier Paasilinna. Avec "les dix femmes de l’industriel Rauno Rämekorpi", c’est tout un programme qui nous est proposé, comme l’auteur sait nous en concocter…

Riche industriel finlandais, Rauno Rämekorpi fête ses 60 ans et apprend du même coup qu’il est nommé conseiller à l’industrie. Une grande fête est donnée pour cet homme parti de rien et désormais des plus influents. Or, la femme de l’industriel est allergique au pollen et les nombreuses fleurs offertes pour l’occasion doivent être évacuées rapidement. Aussitôt les invités partis, Rauno décide avec l’aide du chauffeur de taxi, Sorjonen, de distribuer ses cadeaux à ses… maîtresses ! La tournée peut alors débuter : 10 femmes, toutes plus originales les unes que les autres, chacune cachant une surprise pour le généreux donateur ! Un franc succès qui poussera le riche industriel à recommencer sa tournée à Noël… Mais les choses se passent rarement deux fois de la même façon !

Une nouvelle balade dont Arto Paasilinna est friand. Il profite des multiples rencontres pour égratigner les finlandais en particulier et les hommes et leurs excès en général. Une aventure souvent drôle et parfois burlesque… Seulement, je dois reconnaître que l’histoire n’est pas à la hauteur des précédentes, et qu’elle a tendance à s’essouffler avec en prime quelques longueurs… Un bon moment tout de même (mais je suis un vrai accro !) et puis tant pis ! Vivement l’été prochain !!

Par Laurent - Publié dans : J'ai rigolé...
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Jeudi 11 juin 2009

Hiver 1812. En pleine campagne de Russie, alors que l’armée Russe pratique le principe de la terre brûlée et que Napoléon s’empresse de revenir sur ses pas, Jean-Baptiste Grassien, médecin de l’armée française a choisi de rester dans Moscou dévastée, afin de soigner Philippe de Marcy, son meilleur ami, capitaine de l’armée impériale, quelques autres soldats français et une jeune aristocrate Russe qui a perdu la vue et ses parents dans un incendie.

Mais l’avancée russe les oblige à fuir de Moscou. Ils partent alors sans plus attendre rejoindre leurs troupes, sous la neige et dans le froid, lorsqu’ils rencontrent, dans un carrosse,  deux Français en mission secrète… Ils étaient dix, mais entre trahison et rudesse climatique, leur nombre va quelque peu diminuer…

Une BD aux dessins classiques,  à l’histoire prenante et qui ne se noie pas dans les références historiques. On se laisse happer dans cette aventure à rebondissement, même si l’on se perd parfois dans les personnages (nombreux, traits ressemblants). Sans être un coup de cœur (pas de fiche à faire ;) j’attends la suite. Une série qui comportera au moins 3 tomes, et un peu plus, si le public accroche.

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Mardi 9 juin 2009

Et voilà… Encore un matin presque gâché… Le temps ? non… La reprise du travail ? non… Lendemain d’anniversaire ? oui… euh, non, non… Brice ? oui… Car Brice a encore frappé !

 

Brice, dimanche, a été élu comme eurodéputé… Brice qui a été obligé d’arpenter les belles campagnes françaises. Une tâche (tache) qu’il a effectuée avec entrain et joie car… il ne voulait pas être député.  J’entends les plus sceptiques me dire que je fais un énième procès d’intention… Et bien non et c’est sans doute le pire… Ils ne s’en cachent même pas.

 

Tout d’abord, l’Elysée très sérieusement et le plus officiellement du monde, nous dit : « Brice Hortefeux n'avait pas pris l'engagement d'être sur les listes pour être élu » (il était 3ème). (Le Monde, 08/06/2009). Quelle belle institution respectable...

 

Le non moins sérieux Xavier Bertrand, nous dit : « je pense qu'on a besoin de Brice Hortefeux au gouvernement » ». (Le Monde, 08/06/2009). Décidément, je n’aime pas quand Xavier pense…

 

Et enfin, Brice croit bon d’ajouter : « Il est assez rare d'être victime de son succès"». (Le Monde, 08/06/2009). Mais non, ce n’est pas de la fanfaronnade…

 

Et moi qui bêtement pensais que lorsque l’on s’inscrivait sur une liste, c’était parce que l’on voulait être élu… Histoire de ne pas trop se moquer des gens, qui plein d’espoir, ont mis leur petit bulletin dans l’urne... Remarquez que mettre de l'espoir en Brice !

 

Et moi qui bêtement pensais que les politiques avaient fini de nous prendre pour des cons… Non, ça en fait je ne le pensais pas… J’espérais un peu peut être…

 

Voilà donc ce qui m’afflige ce matin : le niveau du débat européen en France. L’Europe, une idée unique et tellement belle, piétinée par ces petites manœuvres politiciennes tellement méprisantes…J’en aurai presque honte pour nous… Heureusement, on n’en reparlera que dans 5 ans, pour les prochaines européennes ! Bah oui, entre-temps, l’Europe ce n’est pas pour nous !

Par Laurent - Publié dans : Une cerise en colère
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Lundi 1 juin 2009

A 36 ans, Fabien est perdu. Licencié, il quitte sa copine et décide de retourner un temps chez ses parents… Histoire de remettre les pieds sur terre, de se retrouver face à lui-même, de se reconstruire à partir des racines de l’enfance. Il retourne donc sur ses lieux de mémoires, où il s’est bâti comme homme. Seulement en repassant dans cette forêt, terrain de toutes les batailles imaginaires de ses 10 ans, un nouveau combat va s’ouvrir entre réalité, actes manqués et souvenirs… 

 Damien Marie pour le scénario et Damien Vanders pour les dessins noir et blancs, décident d’aborder ces moments de la vie où tout s’écroule et avec lesquels il faut composer pour se (re)construire. Ils nous portent dans un monde proche de la quatrième dimension, où le lecteur perd pied et se laisse déborder par l’imaginaire et le fantastique. Pas très loin du conte initiatique, « Parce que le paradis n’existe pas » s’attarde sur les drames causés par l’absence et les regrets.

Le roman de l’histoire est publié en fin d’ouvrage et illustré par les photos très joliments composées de Vanders… En noir et blanc bien entendu…

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Jeudi 28 mai 2009

Le petit Jack débute mal dans la vie… Né en Nouvelle France au milieu du  XVIIIème siècle, il ne connait ni son père, ni sa mère morte quelques jours après sa naissance. Seul souvenir, pour l’orphelin un pendentif légué par sa mère qui semble détenir le secret de sa naissance. Placé en orphelinat,  déplacé d’Acadie par les Anglais, il se retrouve dans la marine marchande britannique où il rencontre son jeune ami et Lucky Roberts, un marin aguerri qui va bouleverser son destin et le conduire dans ses aventures.

Tiburce Oger a particulièrement travaillé le scénario, et réussissant à créer une véritable histoire romanesque dans la Grande Histoire. Les détails sont particulièrement soignés et les dessins de Patrick Prugne accompagnent merveilleusement l’œuvre. Le carnet de croquis du dessinateur apportent beaucoup dans le travail et la composition de l’œuvre. Seules réserves à cet album qui plaira aux amoureux des grandes aventures historiques, les couleurs semblent manquées de contraste et sont au final assez fades et passées tandis que l’a fin m’a laissé… sur ma faim (clin d ‘œil à Cathe ;). Mais l’ensemble est convainquant et un second tome ne serait sans doute pas de trop !

Un peu plus par ici :
Editions Daniel Maghen  

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Lundi 25 mai 2009

Comme promis par ici, je retourne à cet auteur dont le style ne m’avait pas laissé indifférent… En allant dans ma librairie, j’ai pris le premier trouvé : le vampire de Ropraz.

Février 1903. Haut-Jora vaudois. Rosa Gillièron, la très belle fille du juge, vient de mourir d’une méningite, à 20 ans. L’enterrement passé, en pleine nuit de neige, la tombe est profanée. Le corps est découpé, violé, démembré et dévoré… Un crime qui dans cette Suisse du début du siècle précédent encore imprégnée des croyances et de superstitions, permet aux rumeurs les plus folles de se développer dans la population locale. L’horreur ne s’arrête pas là : trois autres tombes sont profanées, avec le même rituel. C’est un article dans un journal local qui franchit le pas : le vampire de Ropraz est en liberté… jusqu’à l’arrestation d’un homme qui comme partout ailleurs sera un coupable idéal.

Comme dans « Un Juif pour l’exemple », Jacques Chessex part d’un fait divers pour construire son roman. Dans ces écrits froids, il y dénonce les superstitions, les rumeurs dévastatrices, les dénonciations calomnieuses, et la haine de la différence. L’auteur nous conduit donc dans cette affaire qui a bouleversé la Suisse et eut même un retentissement hors des frontières. La fin qu’il nous réserve provoque, et laisse planer le doute. Une écriture encore marquante et un roman toujours trop court. J’aurai voulu une fin plus étoffée, mais elle arrive comme un couperet lancé par l’auteur qui cherche à nous surprendre. Ce livre a parfois déçu, mais je pense que les lecteurs n’y ont pas trouvé ce qu’ils pensaient trouver. Le personnage principal n’est pas celui que l’on croit : le vampire est secondaire et se laisse coiffer par la la partie la plus sombre de l'âme humaine. Point de véritable vampire, point d’enquête haletante… La froideur des descriptions nous fait garder cette distance face au crime, mais réfléchir sur les côtés les plus noirs de l’Homme. Effet réussi. Je continuerai donc l’aventure Chessex sans hésitation, tant son style est épuré, fort et incisif. Et sur ce point tout le monde semble d’accord. Même si l’histoire ne convainc pas, le style s'impose.

Attention, quelques critiques sur la blogosphère dévoilent la fin de l’histoire… Dommage et inutile.

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
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Jeudi 21 mai 2009

Loïc Dauvillier pour le scénario et Jérôme d’Aviau pour les dessins noir et blanc, s’attaquent avec « Inès » à la violence conjugale. La BD s’ouvre en compagnie des voisins qui entendent la petite fille d'à côté pleurer, plus que de raison et un peu trop souvent… Mais rien d’anormal, le père précise qu'elle fait la comédie pour dormir.

Sauf que la réalité n’est pas si simple. L’homme qui s’excuse pour le bruit fait par sa fille s’en prend tous les soirs à sa femme… Insultes, brimades, humiliations publiques et coups… Il suffirait pourtant qu’elle parte, qu’elle se révolte… au moins pour la petite et avant qu’il ne soit trop tard.

Une œuvre saisissante sur un thème des plus durs. Dauvillier et d’Aviau, à travers les voisins nous font les témoins d’un drame familial prêt à éclater… Sans rien caricaturer ils dressent le portrait de nombres de femmes. Mais j’aurai aimé cette BD un peu plus étoffée pour rentrer d’avantage dans l’histoire. Une très belle œuvre !

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Lundi 18 mai 2009

En Alaska, en 1989, deux chasseurs aperçoivent un chien à la tête d’une meute de loups. En voulant les effrayer pour récupérer les bois du cerf dévoré, les deux hommes sont attaqués et l'un d'eux est décapité. Ce chien hors du commun tue tous ceux qui cherchent à se mettre sur son chemin et se laisse guider par son instinct. Il fuit ceux qui l’ont créé et veulent le détruire… Un chien, véritable arme de combat d’une République d’Europe de l’Est qui a échappé à ses créateurs et est parvenu à traverser le détroit de Béring seul. Les forces spéciales sont déployées pour arrêter le monstre en toute discrétion, mais le chien a des capacités qu’ils n’osaient imaginer…

 

Un premier volume d'une série annoncée en quatre (mais deux seulement parus en France visiblement) du maître du manga écrit il y a plus de 10 ans et que certains voient comme une oeuvre de jeunesse. Publiée en France en 1996, cette réédition est loin de la période contemplative de l'auteur. Suspense, poursuite, nature, légende Inuit, tout est réuni pour une bonne série haletante. J'attends la suite...

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Jeudi 14 mai 2009

Pris dans un cadre professionnel, c’est avec quelques réserves – même si l’auteur ne me déplait pas - que j’ai commencé la lecture de « Vous subissez des pressions ? ». David Pujadas présentateur depuis plus de 7 ans de la « grand’messe » du 20 heures sur France 2 se propose de répondre aux questions les plus fréquentes qu’on lui pose au gré de ses rencontres. Il livre une partie des coulisses du journal télévisé, de sa préparation à son débriefing en passant par sa présentation. Bien sûr les petites anecdotes ne manquent pas, il évoque également son parcours professionnel.

Mais le plus intéressant est sans doute sa vision du journalisme, l’évolution du métier, son rôle dans la démocratie ses dérives et les risques qu’il encourt. Mais cette partie est finalement assez peu développée et j’aurai aimé un peu plus de hauteur et d’engagements (professionnel j'entends).

Il n’en demeure pas moins que le livre est facile et agréable et permet de découvrir un homme qui semble simple et sympathique.  Ne cherchez cependant pas trop d’anecdotes croustillantes ou de prises de positions trop marquées… David Pujadas tient encore à sa place…

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Lundi 11 mai 2009

Après la lecture de « Derniers rappels », plusieurs d’entres vous m’avaient conseillé d’aller voir du côté de « De mal en pis ». Et donc voilà !

 

J’ai donc lu sans aucun doute la plus grosse BD de ma vie… 602 pages noir et blanc dans lequel j’ai retrouvé avec plaisir l’univers de Robinson. « De mal en pis » est le récit de 6 jeunes New-Yorkais entrant avec difficulté dans la vie d’adulte : Sherman veut être écrivain et survit grâce à son emploi dans une grande librairie qu’il déteste ; Dorothy est journaliste et qui malgré les apparences n’est pas une mauvaise fille ; Ed veut percer dans la BD, perdre son pucelage et venger Irving Flavor ; Stephen prof d’histoire cherche à écrire une énième biographie de Théodore Roosevelt ; Jane aime Stephen et déteste Dorothy ; et enfin Hildy fera sa place à la fin de cette histoire… Autant de tranches de vies qui nous font rencontrer des personnages aussi complexes que réels et nous dressent un portrait fort de ces « vingtenaires », adulescents à la découverte du monde.

 

Alex Robinson parvient à dessiner avec originalité le portrait de personnages pas toujours sympathiques mais très attachants. Se concentrant sur un âge où l’on se construit, un passage où l’on délaisse une enfance protégée ou à vif pour la maturité et les responsabilités. Un âge où les choix ont leur conséquence et laissent transparaître les premiers actes manqués, les coups de pouce, ou les premières vraies trahisons. Un roman graphique fleuve remarquable entre angoisses, humour et larmes. Une réflexion sur la vie en général, l’amitié, l’amour, l’engagement, les désillusions, le monde des premiers Comics. Et pour évoquer tout cela, 602 pages c’est encore trop court, même si certains y ont trouvé quelques longueurs. Mais la vie n’a-t-elle pas aussi ses petites longueurs ? Une œuvre plus profonde qu’il n’y parait et qui marque…

En 2006, un "bonus !" est paru autour d'épisodes supprimés, car mal jugés par Robinson... J'irai sans doute y jeter un coup d'oeil.

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
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Mardi 5 mai 2009

Parce que le monde c'est aussi ça...

Et pour d'autres petits moments de bonheur et d'espoir c'est par ici :

www.playingforchange.com





Par Laurent - Publié dans : Une cerise vous parle
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Lundi 4 mai 2009

 « Une habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle ». C'est par cette simple phrase qu'un journal signale l'assassinat sauvage de la jeune et jolie Catherine Kitty Genovese. Un meurtre horrible commis par Winston Moseley, tueur en série dans l'Amérique des années 1960. Agressée devant chez elle, alors qu'elle rentrait du bar où elle travaillait, Moseley s'est acharnée sur sa victime, prenant plaisir à la voir agonisé, et tout cela devant près de 38 témoins, directs ou non. 38 personnes qui n'ont pas voulu bouger, appeler la police ou tenter d'effrayer le meurtrier, mais ce sont contentées de refermer leurs rideaux ou de se rendormir malgré les hurlements de la jeune femme.

 

Ce meurtre qui bouleversa l'Amérique (à l'origine de la création du numéro d'urgence 911) et que Didier Decoin ressort du passé, sert de prétexte à dénoncer un événement dramatique entre lâcheté humaine et non-intervention de chacun comprise par la répartition de la charge de responsabilité. Autrement dit, lorsque plusieurs témoins sont confrontés à une situation d'appel à l'aide, chacun se repose sur l'autre...

 

Un roman dur où les atrocités de Moseley ne nous sont pas épargnées, et qui explore la part la plus sombre de l'âme humaine... L'auteur nous met dans la peau des témoins bien évidemment avec l'inévitable interrogation : qu'aurions-nous fait ? Le meurtrier est à sa place, froid, sanguinaire et cynique... Mais l'accusation se déplace vers les témoins et des témoins au lecteur. Un roman à l'écriture efficace, dérangeant (voir Clarabel) loin de tout moralisme, qui met mal à l'aise par tant de voyeurisme. En cela le romancier a réussi son œuvre : nous faire réagir en tant qu'être humain et nous laisser face à nos interrogations. Sans doute pour nous rappeler nos failles...

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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Jeudi 30 avril 2009

Depuis que Jean-Claude a croisé le regard de Nouria dans un restaurant d’autoroute il attend avec impatience de garer son camion sur le parking du self de Montcharmain, près de Poitiers. Mais ce soir là, il aperçoit la serveuse bousculée par son patron… Il intervient mettant à terre « Sa majesté, Salopard Ier », et recueille Nouria dans son camion, sans réfléchir… Mais pendant qu’elle dort, Nouria, il gamberge...

Emmanuel Moynot signe avec « L’heure la plus sombre vient toujours avant l’aube » un bel album à deux voix puisque l’histoire nous est racontée par les deux personnages, alternativement. Sans nous perdre, le récit se déroule progressivement autour de ces deux êtres un peu paumés jusqu’au paroxysme de leur relation. Dans la même veine et le même univers graphique que « Lulu femme nue » d’Etienne Davaudeau, mais de manière moins percutante, cette bande dessinée s’intéresse « aux femmes qu’on veut sauver, et à celles qui se sauvent »…

En parlant de Lulu, pendant les travaux, le blog continue : http://lulufemmenue.blogspot.com ;)

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Lundi 27 avril 2009

Voici un petit livre agréable sur toutes les sales bêtes qui nous entourent sur cette planète. De très courts chapitres (dans un très court livre) pour chaque bestiole : l'araignée bien sûr, mais également l'irritant pou, la terrible et religieuse mante, l'effrayante chouette, le visqueux serpent, la petite fourmi, l'horrible ours, ou encore le répugnant rat... Autant de petits monstres à la mauvaise presse, dérangeants, effrayants ou terrorisant un grand nombre d'entre nous, parfois de façon irrationnelle.


Un petit livre découvert grâce à Cathe, agréable, drôle, parfois même poétique... Une poésie légère et naturelle, à la morale misanthrope. Bref un bestiaire au capital sympathie relevé qui cherche à lutter contre bon nombre d'apriori et de préjugés. Histoire de s'aimer un peu entre sales bêtes !

Par Laurent - Publié dans : J'ai rigolé...
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Jeudi 23 avril 2009

Shiga est le gardien d’un refuge dans les Alpes japonaises. Bel homme, aux valeurs morales irréprochables, il est un alpiniste hors-pair et est trop attaché à la montagne pour penser la quitter un jour. Voilà treize années qu’il a perdu son ami Sakamoto, mort dans une ascension dans l’Himalaya. Ces derniers mots, couchés dans son carnet, ont été pour lui : « Shiga te confie Yoriko et Megumi », sa femme et sa fille. Après plusieurs années de silence, Yoriko décide de le contacter, car Megumi a disparu depuis deux jours… Shiga tient à honorer la demande de son ami, quitte ses montagnes et pars à Tokyo à la recherche de la Megumi, âgée de 15 ans.

Tanigushi, l’un des maîtres du manga nous fait voyager entre les montagnes de l’archipel et les buildings de l’une des villes les plus peuplées du monde. Les contrastes sont saisissants et les dessins de l’auteur nous montrent le parallélisme entre les deux mondes. Il profite de cette histoire pour dénoncer les dérives et les excès de la jeunesse nippone : prostitution, souteneurs, déviances, abandons, …

Un bon manga (un tome), lu d’une traite qui sous des airs de légèreté se veut beaucoup plus profond. Dans l’univers du maitre, même si à mon goût le scénario s'essouffle un petit peu…

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
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