Auteurs A - Z

Me contacter...

A
Agus, Milena 
Alfred
Almedia, Eugenia 
Ali, Tariq
Appelfeld, Aharon
Auster, Paul


B., David
B., David (2)
Bagdasarian, Adam 
Bailly, Pierric
Bajwa, Rupa
Barou, David
Baudouin

Baur, Cati
Beaujon, Nicolas 
Bechdel, Alison
Bégaudeau, François
Bellatin, Mario
Benameur, Jeanne 
Bennett, Alan
Bertrand, Jacques A.
Boilet, Frédéric
Bove, Emmanuel 
Boyle, T.C.  
Boyle, T.C. (2)
Brown, Chester
Bruckner, Pascal
Brunschwig, Luc
Bucher, André 


Cailleaux, Christian 
Calders, Pere
Camilleri, Andrea 
Campana, Domenico 
Cecil
Cercas, Javier  
Chabouté 
Chabouté (2) 
Chapuis, Bernard
Cheever, John
Cheever, John (2)
Chessex, Jacques
Chevillard, Eric
Choplin, Antoine 
Cilluffo, Laurent
Claudel, Philippe 
Colin, Fabrice
Cook, Kenneth
Cope, Alan Ingram 
Corbeyran
Corbeyran (2)
Corbin, Alain
Cosnay, Marie
Courtin, Jean
Culicchia, Giuseppe

D
Dabitch, Christophe
Davodeau, Etienne
Decoin, Didier
Dehaene, Ghislaine 
Del Amo, Jean-Baptiste
Del Castillo, Michel 
Delaporte, Xavier
Delisle, Guy 
Delisle, Guy (2)
Delisle, Guy (3) 
Delisle, Guy (4)
Depardon, Raymond 
Dubois, Jean-Paul 
Duchazeau, Franck
Doumenc, Philippe
Dutertre, Charles

E
Echenoz, Jean
Efix 
Efoui, Kossi   
Ernaux, Annie
Etxebarria, Lucia 
Etxebarria, Lucia (2)
Everett, Percival 
Everett, Percival (2)

F
Fan
Farge, Arlette
Faye, Eric 
Ferney, Alice 
Ferney, Alice (2)
Fleuranceau, Boris 
Foer, Jonathan Safran
Folman, Ari
Folman, Ari (DVD)
Fournier, Jean-Louis
Fuentes, Carlos
Fuentes, Carlos (2)


Gander, Forrest
Gardel, Louis 
Garnier, Pascal 
Garnier, Pascal (2)
Gaudé, Laurent 
Gaudé, Laurent (2)
Gaudy, Hélène
Ghata, Yasmine
Ghosh, Amitav 
Gibrat, Jean-PIerre
Giraud, Brigitte
Giroud, Frank
Gobelet, Dominique
Goby, Valentine
Golo
Götting, Jean-Claude
Grossman, David
Guène, Faïza
Guibert, Emmanuel 
Guibert, Emmanuel (2)

H
Hage, Rawi
Hagelberg, Matti
Hammer, Béatrice 
Helle, Merete Pryds 
Hendriks
Holder, Eric 

I
Iweala, Uzodinma


James
James, Peter
James, Peter (2)
Jarry, Isabelle
Jauffret, Régis
Jim
Jung


Kashua, Sayed
Kenaz, Yehoshua 
Keret, Etgar
Khadra, Yasmina 
Kimhi, Alona 
Knud, Romer
Kusumi, Masayuki
Kyung-a, Jung


Lazar, Liliana
Lê, Linda
Le Callet, Blandine
Le Goff, Jacques
Lefèvre, Didier
Lemercier, Frédéric
Lépront, Catherine
Lestienne, Cécile
Levaray, Jean-Pierre 
Levison, Iain 
Levison, Iain (2)  
Liberge, Eric
Loyer, Jean-Luc

M
Marazano, Richard 
Mardon, Gregory
McCarthy, Cormac 
McCarthy, Cormac (2) 
McEwan, Ian
Menu, J-C
Miano, Léonora
Montanari, Richard
Moynot, Emmanuel

N
Nasreen, Taslima,
Nasreen, Taslima (2) 
Neaud, Fabrice
Nothomb, Amélie

O
Orsenna, Erik
Ott, Thomas
Ozouf, Mona

P
Paasilinna, Arto 
Paasilinna, Arto (2) 
Paasilinna, Arto (3) 
Parisis, Jean-Marc
Pavloff, Franck 
Pavloff, Franck (2) 
Peeters, Frederik
Peeters, frederik (2)
Péluchon, Julien 
Pendanx, Jean-Denis  
Pennac, Daniel 
Percin, Anne
Picquet, Gabrielle 
Picq, Pascal 
Pitol, Sergio
Pitol, Sergio (2)
Podalydès, Denis
Podrovnik, Guillaume
Polonski, David
Ponzio, Jean-Michel
Pujadas, David

R
Rabaté
Rahimi, Atiq
Rash

Renaut, Philippe  
Ridgway, Keith
Riel, Jorn 
Robinson, Alex
Robinson , Alex (2)
Roger, Marie-Sabine
Ronis, Willy 
Rushdie, Salman


Sagart, Laurent
Sandoval, Tony 
Schmitt, Eric-Emmanuel
Schneck, Colombe
Ségur, Philippe
Ségur, Philippe (2)
Seksik, Laurent
Silvestri, Antoine
Simonnet, Dominique 
Sinoué, Gilbert
Sohl, Anne-Marie
Solé, Jacques
Squarzoni, Philippe
Stace, Wesley
Sury, Caroline

T
Tardi, Jacques
Tamada
Tan, Shaun 
Taniguchi, Jirô
Taniguchi, Jirô (2)
Taniguchi, Jirô (3) 
Taniguchi, Jirô, (4)
Thiriet

Tonnerre, Jérôme 
Toscana, David
Tran Huy, Minh
Tukiainen, Katja


U
Ugresic, Dubravka
Utsumi, Ryuichiro

V
Vakil, Ardashir
Vallejo, François 
Vallejo, François (2)  
Vallejo, François (3) 
Vallejo, François (4)
Vanoli, Vincent
Vanyda
Verma, Nirmal 
Verney, Jean-Paul
Veyne, Paul
Vigan, Delphine de
Vignal, Hélène
Vincent, Gabrielle  

W 
Wild, Nicolas
Winnick, Judd

Rechercher

W3C

  • Flux RSS des articles
Jeudi 22 octobre 2009

C'est une tradition... Comme jadis le rassemblement des druides, les bibliothécaires des Yvelines quittent une fois l'an, leurs forêts profondes pour rejoindre le Temple. Ils attendent le signal de la Druidesse des "routes de l'imaginaire" pour aller à pied, en train, en voiture et même en moto (mais toujours à l'heure... ou presque) à travers le département. Ce signal est lancé une fois le soleil de la rentrée littéraire levé. Cette année ce sont 9 grands Druides qui ont donné leurs sentiments sur leurs lectures... Juste leurs sentiments. Dans un esprit de partage, les voilà. Mais n'oubliez pas, ils n'engagent qu'eux et ont déjà donné lieu à de longs palabres !

Les coups de coeur :

 

Clarke , Brock Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre (Albin Michel)

Foenkinos, David /  La délicatesse (Gallimard)

Guerra Wendy / Mère Cuba (Stock)

Haenel, Yannick / Jan Karski (Gallimard) 

Lafargue, Jérôme / Dans les ombres sylvestres (Quidam)

Lee, Carol Ann / La rafale des tambours (La Table ronde)

McCann, Colum / Et que le vaste monde poursuive sa course folle (Belfond)

Mauvignier, Laurent / Des hommes (Minuit)

Monnier, Alain / Je vous raconterai (Flammarion)  

Nevaï,  Lucia / Comment les fourmis m'ont sauvé la vie (Ph. Rey)  

Ovaldé, Véronique / Ce que je sais de Vera Candida (L’Olivier)  

Robbins, Tom / Comme une grenouille sur son nénuphar  (Gallmeister)

Roth, Philip / Exit le fantôme (Gallimard) 

Routier, Philippe / Pour une vie plus douce (Stock)

Tavarès, Goncalves / Monsieur Kraus (Viviane Hamy)

Trouillot, Lyonel  / Yanvalou pour Charlie (Actes Sud) 

Vigan, Delphine de / Les heures souterraines (JC Lattès)  

Wackenhein, Vincent  / La revanche des otaries (Le Dilettante)

 

Ils ont aimé :

- Audouard, Antoine / L'Arabe  (L’Olivier).

- Bakker , Gerbrand / Là haut, tout est calme (Gallimard) 

- Beaune, François / Un homme louche (Verticales)

- Beauvais, Marie-Odile / Le Secret Gretl  (Fayard).

- Bertrand, Jacques / Les autres c'est rien que des sales types (Julliard)  

- Bissoondath, Neil / Cartes postales de l'enfer (Phébus)  

- Cendrey, Jean-Yves /  Honecker 21 (Actes Sud)

- Chapuis, Bernard, / Le rêve entouré d'eau (Stock)    

- Diop Boubacar Boris / Les petits de la guenon (Ph. Rey)
- Dujovne-Ortiz, Alicia / L'étoile rouge et le poète (Métailié)

- Gander, Forrest / En ami (S. Wespierser)    

- Giraud, Brigitte / Une année étrangère (Stock) 
- Hesse, Thierry / Démon (L’Olivier)  

- Homes, A.M.- Le sens de la famille (Actes Sud)  

- Job, Armel / Tu ne jugeras point (Laffont) 

- Lafon, Marie-Hélène  / L’annonce (Buchet Chastel

- Lazar, Liliana / Terre des affranchis (Gaia)  

- Le Gall,  Marie / La peine du menuisier (Phébus)      

- Lodato, Victor / Mathilda Savitch  (Liana Levi)

- Mavrikakis, Catherine / Le ciel de Bay City (Sabine Wespieser)
- Miano, Leonora / Les aubes écarlates  (Plon)

- Morin, Pascal / Biographie de Pavel Munch (Le Rouergue)  

- NDiaye, Marie / Trois femmes puissantes (Gallimard)  

- O'Neil, Joseph / Netherland (L’Olivier)

- Parisis,  Jean-Marc / Les aimants (Stock)  

- Peju, Pierre / La diagonale du vide (Gallimard)

- Percin, Anne / Bonheur fantôme (Rouergue)  

- Salvayre, Lydie / BW  (Seuil)

- Quignard, Pascal / La barque silencieuse (Seuil)

- Shriver, Lionel / La double vie d'Irina (Belfond)

- Sizun, Marie / Eclats d'enfance (Arléa) 

- Suel, Lucien / La patience de Mauricette (Table Ronde)

- Tessarech, Bruno / Les sentinelles (Grasset)  

- Wiazemsky, Anne / Mon enfant de Berlin (Gallimard)  
- Wu Ming / Manituana (Métailié) 
- Yalom, Irvin / Le jardin d'Epicure (Galaade Editions)  
 

Ils ont lu… Et finalement c’est déjà pas mal :
   
- Adorjan, Johanna / Un amour exclusif (Presses de la Cité) 
- Arditi, Metin / Loin des bras (Actes Sud)
- Aubry, Gwenaëlle / Personne (Mercure de France)
- Beigbeder, Frederic / Un roman français (Grasset)  
- Bi Feiyu / La plaine (Picquier)
- Boyden, Joseph / Les saisons de la solitude (Albin Michel)
- Chalendon, Sorj / La légende de nos pères (Grasset)
- Curiol , Céline / Exil intermédiaire (Actes Sud)
- Dovert Stéphane / Le cannibale et les termites (Métailié)  
- Fauquemberg, David / Mal tiempo (Fayard)
- Gaudy, Hélène / Si rien ne bouge (Rouergue)
- Gordon-Gentil,  Alain / Devina (Julliard)
- Grondahl, JC / Les mains rouges (Gallimard)
- Guenassia, J. Michel / Le club des incorrigibles optimistes (Albin Michel)
- Horan, Nancy / Loving Frank (Buchet-Chastel) 
- Minh Tran Huy / La double vie d'Anna Song (Actes Sud)  
- Munro, Alice / Du côté de Castle Rock (L’Olivier) 
- Nothomb, Amélie / Le voyage d'Hiver (Albin Michel)  
- Pavloff, Franck / Le grand exil (Albin Michel)

Ils auraient pu éviter :

- Basse , Pierre-Louis / Comme un garçon (Stock) 
- Fargues, Nicolas / Le Roman de l'été (POL)
- Heuré, Gilles / L’homme de cinq heures (Viviane Hamy)
- Serpa, Enrique / Contrebande (Zulma)
- Villeneuve, Camille de / Les insomniaques (Ph. Rey)  

Par Laurent - Publié dans : Une cerise qui classe
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires
Jeudi 22 octobre 2009

                          
Il est certains romans dont il n'est pas évident de parler tant ils bousculent... « Et que le vaste monde poursuive sa course folle» est de ceux-là... Il se résume pourtant en quelques mots.

New-York, au milieu des années 1970, un homme se lance dans un exploit aussi inconscient que poétique : traverser les Twin Towers, clandestinement, sur un fil. Pendant ce temps, dans les bas fonds de New-York, un prêtre ouvrier irlandais tente de sauver une troupe de prostituées, une mère qui a perdu son fils au Vietnam essaie d'intégrer un groupe qui la rejette de par son origine sociale, ou encore une prostituée crie son désespoir de voir ces proches brisées… Autant d'histoires qui se croisent et se décroisent, se percutent quelques fois, dans une Amérique obscures et terriblement sombre, rongée par la misère humaine et le désespoir.

 

McCann nous montre la face noire de la ville et survole cette période de bouleversements. Il nous prend la main pour nous conduire vers les âmes les plus délaissées de la société américaine. L'auteur prend le pouls d'une société au bord de l'implosion. Heureusement, le récit de l'aventure de Philippe Petit vient offrir au lecteur la poésie indispensable qui lui permet de traverser sans faillir ce roman écartelé entre déchéance et espoir. L'écriture est splendide, les descriptions vertigineuses... Un roman duquel on ne sort pas indemne...

 

Magnifique !

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 19 octobre 2009

Ludivine est une jeune institutrice aux méthodes d’enseignements peu orthodoxes et rejetées par les institutions françaises ; Vanessa et Fabien un jeune couple conflictuel ; Aymeric un amoureux des femmes... de toutes les femmes ; Monique une veuve cherchant à accomplir la dernière volonté de son mari ; et Peter un mystérieux milliardaire. Autant de personnages différents qui pour différentes raisons vont se retrouver chez des cannibales de Papous. En vacances ou dans le cadre de leur profession, ces occidentaux entreprennent une excursion avec leur jeune guide Leonardus. Cette excursion qui ne va pas se passer comme ces touristes le souhaitaient, puisque des indépendantistes décident de les prendre en otage. L’aventure peut commencer, tandis que les méchants ne se cachent pas forcément où l’on pense.

Stéphane Dovert spécialiste de l’Asie (la quatrième de couverture nous indique qu’il est né en 1966, a été en charge de la coopération française en Birmanie, en Thaïlande et au Viêt Nam, qu’il a fondé l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud Est contemporaine et qu’il a écrit plusieurs ouvrages de sciences humaines et enfin qu’il nous offre là son deuxième roman), calque sur ses connaissances anthropologique une histoire d’otages à la dérive en pleine jungle. Souvent avec humour, l’auteur s’attaque aux certitudes occidentales, aux incompréhensions culturelles et à la manipulation. Un roman agréable qui ne manque pas de rebondissements.

Seulement, pour ma part coincé entre comique de situation et drame terriblement réaliste, j’ai eu du mal à rentrer pleinement dans l’histoire, le roman me laissant le goût des différentes couches le composant : culture papoue, trame, drame, humour, … Comme si l’ensemble manquait de liens.

Par Laurent - Publié dans : J'ai lu...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 14 octobre 2009

Victor jeune roumain vivant au début des années 1970 est condamné à rester chez lui le reste de ses jours, loin du reste du village de Slobozia. Pour avoir tué une jeune fille qui s’était refusée à lui, « Bœuf muet » comme les mauvaises gens l’appellent, est caché par sa mère qui refuse de le voir partir en prison. Enfant à part, protégé par la Fosse aux Lions, un lac au milieu de la forêt qui a vu nombre de drames, il doit vivre reclus.

Dans la Roumanie de Ceausescu la religion est tolérée tant qu’elle est outil de l’Etat. Le curé du village mis au courant du drame et empêché par le secret de la confession, propose à Victor, pour se laver de ses pêchers de travailler dans la clandestinité. Victor est chargé de recopier des textes interdits par le régime pour peut être enfin trouver la sérénité qui lui manque et le Salut qu’il attend.

Liliana Lazar nous emmène dans son pays d’origine, là où elle a grandit. Née en 1972 en Moldavie roumaine, de père garde forestier dans la forêt qui borde Slobozia, elle vit aujourd’hui en France. Entre croyances villageoises et religion, ce roman nous fait revivre en filigrane les années noires de la Roumanie. Malgré une écriture simple et parfois simpliste mais efficace, l’auteur parvient à maintenir la trame sans nous perdre dans des longueurs inutiles. Un bon premier roman dans lequel il est bon de plonger.

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 8 octobre 2009

Franck Pavloff, l'auteur engagé de « Matin brun » et de l'excellent « Pont de Ran-Mositar » revient avec un roman sur l'immigration clandestine en Amérique du sud.

Tchaka vient d'être engagé comme jardinier par un grand propriétaire terrien, dans la ville de Banos de Agua Santa, au centre de l'Equateur. Lui, l'étranger que personne ne connaît, en observant la nature, sait reconnaître les prémices du réveil du volcan Tungurahua, sur les pentes duquel il travaille. Mais, personne et en premier lieu le propriétaire ne veut admettre le danger d'un volcan endormi depuis plusieurs décennies.

Lucia, aidé par quelques uns, vit éloignée du regard de la population locale. Elle a choisi d'aider les immigrés clandestins à passer les frontières vers le nord, pour éviter qu'ils ne tombent entre les mains des passeurs, dont le seul but est de leur soutirer le peu d'argent qu'ils possèdent. Deux destins qui vont se croiser, au milieu de la tourmente causée par un volcan qui gronde de plus en plus.

Franck Pavloff s'empare cette fois de thème de l'immigration clandestine, de la détresse et de l'espoir qu'elle transporte. Un roman d'ambiance où le volcan est un personnage à part entière. Mais un roman à l'allure brisée par des longueurs répétitives.

Par Laurent - Publié dans : J'ai lu...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Vendredi 2 octobre 2009

Clay travaille sur les chantiers comme géomètre. Parmi ses collègues et amis, il y a Lester, poète au charisme développé, qui l’éclipse totalement mais dont il est totalement fanatique. Clay reste donc dans l’ombre de cet homme qu’il admire et de sa petite amie qu’il voudrait bien sienne, mais qu’elle ne voit pas. Pourtant Lester possède une faille. Eternel séducteur, il collectionne les femmes et mène plusieurs vies à la fois. Clay voit là le moyen de mettre fin à cette relation qui le dévore à petit feu…

Ce roman se divise en quatre chapitres qui rythment l’histoire d’une relation à trois : « la naissance de Clay » qui laissent transparaître ce qu’il deviendra, « Clay » devenu adulte et envouté par Lester, « Sarah » la petite amie de Lester qui prend conscience de l’amour qu’elle portait au poète et « Lester » qui laisse quelques pensées suite à un entretien avec un journaliste. Les deux derniers chapitres ont peut être quelques longueurs, mais se marient bien avec l’ensemble.

Un roman court au style épuré qui met en avant la psychologie des personnages et dont on ne ressort pas totalement indemne. De très beaux passages nous conduisent dans les pensées de ces trois personnages et au coeur de cette relation malsaine. Un roman inattendu sans être inoubliable qui vous envahit au fil des pages et au final vous offre un vrai bon moment de lecture.

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 24 septembre 2009

Il commence ses études en Sorbonne dans les années 80 et par le jeu de l’alphabet rencontre Ava. Jeune, belle, elle tient ses promesses et se lie rapidement à lui, à ses aventures journalistiques et poétiques, à ses rencontres. Ils s’apprivoisent, se découvrent, s’aiment d’amour, ne s’aiment plus, s’aiment d’amitié, ou d’amour, encore, peut-être. Mais un beau jour tout s'étiole, puis tout s’arrête.

 

Jean-Marc Parisis nous parle avec beauté d’une relation pure entre un homme et une femme qui se sont trouvés. Ava était sans conteste la femme de sa vie. Il a tout partagé avec elle, s’est offert, puis a perdu. La vie nous joue parfois des tours... Il est des rencontres qui vous changent et puis une question reste « comment se fait-il qu’il pût y avoir quelque chose puis plus rien ? »...

 

Ce roman pudique et tellement juste est un éloge à l’amour, à l’insouciance des années estudiantines aux « moquettes chauves », aux relations qui s’étalent sur la vie, qui parfois s’émiettent mais qui gardent leur essence en vous.

 

Difficile d’évoquer longuement ce très beau roman si charmant aux réflexions fortes. Il ne vous reste plus qu’à vous plonger dans un roman qui restera quelques temps dans vos pensées.

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 21 septembre 2009

« La plus grande pianiste vivante dont personne n’a jamais entendu parler ». Voilà les termes choisis par un journaliste pour résumer le talent gâché d’Anna Song, morte à l’aube de ses 50 ans, après avoir lutté près de 20 ans contre un cancer qui la rongeait à petit feu. Une pianiste surdouée, qui a servi les plus grands, mais atteinte précocement d’une maladie qui l’a paralysée de la main un temps et forcée de quitter le circuit international en pleine éclosion. Anna Song tombe dans l’oubli. Seul son mari, Paul Desroches est à ses côtés et l’aide à réaliser ce qui parait impossible. Lorsqu'elle découvre son cancer elle veut, avant de partir, honorer les plus grands compositeurs une dernière fois. De cette aventure, 102 CD sont enregistrés et envoyés à la presse, qui découvre alors l’émotion qui se dégage du jeu de la franco-vietnamienne à bout de force. 

Seulement, une brise de technologie vient effondrer le château de cartes édifié par un homme éperdument amoureux...

 

Puisant ses sources d’une histoire vraie, Minh Tran Huy, après « La princesse et le pêcheur », revient avec un roman autour de la musique, du mensonge et du pays de ses origines, le Vietnam. Construit par tranches l’histoire mêle les confessions de Paul Desroches, aux différents articles de journaux révélant l’affaire (Minh Tran Huy s’est inspirée des articles originaux). Conduit entre réalité et mensonges, le lecteur se laisse porter par l’histoire découvrant chaque pièce du puzzle progressivement. La psychologie des personnages y est particulièrement travaillée et les réponses aux questions inévitables sont suggérées.
 

La construction du roman implique nécessairement des répétitions qui viennent freiner une œuvre déjà très lente, et qui m’ont parfois poussé vers l’ennui. Un roman attachant cependant, notamment par l’évocation des origines et l’ambiance qui s’en dégage, mais pour les amoureux des lectures lentes... très lentes.

Par Laurent - Publié dans : J'ai lu...
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 17 septembre 2009

A 14 ans Nina, fille unique et adolescente introvertie, passe ses vacances, comme chaque année dans la maison familiale, au milieu de la pinède. Peut-être pour se donner bonne conscience, mais aussi pour faire éclore leur fille, pour la première fois, ses parents ont décidé de prendre avec eux une autre adolescente, issue d'un milieu modeste et un peu perdue, Sabine, 16 ans.

Nina est heureuse de faire rentrer dans sa bulle Sabine et de lui présenter les lieux de son enfance et le charme de la côte. Seulement Sabine qui garde ses distances, va inverser les forces et attirer l'adolescente sage dans son monde à elle. Un monde plus chaotique, rebelle, aux relations directes avec les garçons, aux limites floues... Nina s'émancipe de ses parents, qui voient leur fille leur échapper chaque matin un peu plus. Rapidement Sabine vient ainsi perturber cette famille unie et sans histoire en entrainant tout le monde dans un tourbillon, qu'il faudra rapidement stopper... et ce par tous les moyens.

Hélène Gaudy, jeune auteur de 30 ans, s'attaque avec « Si rien ne bouge » à l'adolescence, à la relation entre parents et enfants, entre ados eux mêmes, aux rapports de domination et de soumission, ou encore aux petites vies bien installées. Un roman bien écrit, où s'installent progressivement transgression, violence et folie. Le dénouement, pas évident à la première lecture, peu laisser perplexe et déstabiliser le lecteur, tant le réalisme des premières parties est mis à mal...

Pour ma part, un roman intéressant, mais qui manque peut être de profondeur et au final qui ne m'a pas convaincu, par quelques ficelles un peu grosses sur l'adolescence et les relations parents-enfants, mais également par une fin excessive...

Par Laurent - Publié dans : J'ai lu...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 14 septembre 2009

A 17 ans, Laura décide de quitter le lycée dans sa dernière année, pour partir en Allemagne comme jeune fille au pair. Prête à perdre pied dans sa vie, elle choisit l’exil sans savoir où cela la conduira. La perte d’un proche, un environnement familial confus, un avenir incertain, autant de raisons de voir dans ce départ la nécessité absolue de respirer.

Arrivée dans sa nouvelle famille elle découvre la difficulté de se sentir étrangère, bloquée par la langue et de partager le quotidien avec des inconnus. Les Bergen font cependant tout pour la mettre à l’aise, l’intégrer à leur vie au risque, cette fois encore, de l’étouffer.

Brigitte Giraud offre dans ce roman huis clos, une merveilleuse réflexion terriblement juste sur des thèmes aussi forts que la barrière de la langue, la difficulté de pénétrer une autre culture, de partager l'intime avec des étrangers et les méfaits du passé. L’Allemand que Laura tente d’apprivoiser la tient à distance, l’oblige à des pensées simples et simplistes, la protégeant dans un premier temps avant de l’enfermer sournoisement. La jeune adolescente découvre également une culture différente de la sienne malgré des frontières communes. Un peuple proche dont elle découvre les subtilités. Laura, entre enfance et adulte, pense pouvoir conserver une intimité, mais la promiscuité et les tâches pour lesquelles elle a été embauchée, l’obligent à partager, à se mêler de ce qui ne devrait pas la regarder. Enfin, devenant adulte, elle apprend que l’on n’échappe pas à son passé et que malgré les différences culturelles, les familles se ressemblent toute un peu dans leur complexité et leurs héritages. Rien ne sert de fuir son histoire, il faut apprendre à vivre avec.

Un roman magnifique au rythme lent et sans vague, où l’on partage l’expérience et les pensées d’une adolescente, en mal de construction, sans jamais s’ennuyer. Une année étrangère qui permettra à Laura de grandir. Une oeuvre remarquable.

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 10 septembre 2009

Mathilde la quarantaine, veuve et mère de deux enfants, travaille comme cadre dans une grande entreprise. C’est ce « job » qui l’a maintenue à la surface. Sans lui, elle se serait sans doute noyée. Seulement depuis peu, son directeur lui en veut. Le plus perfidement du monde, il l’enfonce progressivement dans les méandres du harcèlement moral. La descente aux enfers s’accélère. Elle en est arrivée à lire son horoscope, à consulter des voyantes, dont une lui a prédit qu’elle ferait une rencontre ce 20 mai… Une journée décisive.

Thibault est médecin aux Urgences de Paris. De consultation en consultation, il pense à la femme qu’il aime et qu’il a quittée le matin même de ce 20 mai. Une histoire à sens unique, dont il ne veut plus être la victime consentante.  Une journée longue, rythmée par le bilan de sa propre vie ; une journée  interminable dont il attend beaucoup.  

« Les heures souterraines », est l’histoire de la détresse de ces deux personnages qui vont se croiser tout au long de cette journée. Delphine de Vigan décrit parfaitement les mécanismes du harcèlement, de la détresse, du processus de victimisation (elle a notamment travaillé avec des psychologues). Un monde sombre et oppressant où l’espoir réside dans une rencontre, une seule, et dans un éventuel amour.

Un roman intéressant et noir qui plaira sans doute… Mais…

Mais le style haché et rythmé par les répétitions m’a lassé. Quant à l’histoire, je n’y ai rien trouvé de véritablement original, et un sentiment d’enlisement m’a rapidement envahi : comment l’auteur allait-elle faire pour éviter la « joyeuse fin » ? Une fin ouverte, il est vrai, mais presque aussi décevante car attendue (en tout cas par moi ;). Alors que la promesse de la rencontre nous tient en haleine, le soufflet retombe sans subtilité et sans surprise. Dommage… Quelques uns conseillent déjà de lire ses premiers écrits (« No et moi » notamment) et d’attendre le suivant !

 

D’autres en ont parlé :

Une déception pour Clarabel

Par Laurent - Publié dans : J'aurais pas dû lire....
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Lundi 7 septembre 2009

A 28 ans, Pierre a plaqué Paris, du jour au lendemain. Il laisse derrière lui des études de philosophie, un job étudiant dans le mannequinat, des relations et une vie sociale... parisienne. Son présent, il le vit ans une commune perdue de la Sarthe entre La Flèche et Le Mans, avec deux chiens dont un molosse qu'il a récupéré par hasard, Paulette, sa voisine veuve qui lui rappelle comment le temps s'épuise à la campagne, sa boutique de vieilleries et les brocantes auxquelles il participe. Deux passions le tiennent éveiller : chiner et Rosa Bonheur, cette peintre oubliée de tous et qui a tant vécu malgré les interdits.


Dans sa nouvelle vie, il se fait quelques amis, des relations, mais cherche à enfouir son passé et à ignorer son avenir. Pierre est venu là pour fuir et vivre ses blessures seules. Il semble se complaire dans cette solitude qui cache ses blessures : la mort d'un frère, et la disparition d'un amour. Dans son retrait du monde, Pierre comprend pourtant qu'il faut du temps pour se reconstruire, ou plutôt, dans son cas, pour se construire, et qu'il ne pourra y arriver seul.


Anne Percin, pour son premier roman offre une écriture et un style qui nous porte et explore le moindre recoin de la personnalité tourmentée de Pierre. Elle fait ressortir habilement les fantômes de son personnage. Elle laisse un voile pudique sur la relation d'amour entre Pierre et R. (Raphaël), mais n'hésite pas à provoquer pour nous réveiller. Une histoire agréable qui se dessine progressivement à chaque page et parle de l'homosexualité, comme d'un amour ordinaire pour ceux qui en douterait encore, et rythmée par la vie de Rosa Bonheur.


Seules quelques longueurs et le style narratif choisi (genre de journal intime) sont venues ternir légèrement ma lecture, tandis que les citations répétitives ont fini par me lasser. Mais l'ensemble est plaisant et offre une belle histoire d'amour tourmentée.

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 3 septembre 2009

Comme chaque année depuis 18 ans, Amélie est au rendez-vous. Et pour la première fois je m’y suis rendu, à ce rendez-vous. Il faut dire que les autres années, on entendait tellement parler de ces livres que je n’avais pas vraiment ressenti le besoin de les lire. Cette fois j’ai sauté sur l’occasion devançant la machine médiatique !


« Le voyage d’hiver », est une histoire d’amour raté, même si la quatrième de couverture indique bien qu’il  n’y a pas d’échec amoureux… Mais quand même, c’est un peu raté, là.

Zoïle, agent EDF-GDF a donc décidé par amour, ou par manque d’amour, de commettre un attentat contre un grand monument parisien. Quelques mois plus tôt il a rencontré Astrolabe, jolie femme, qui protège Alienor, écrivain douée atteinte d’une forme rare d’autisme. Il tentera tout pour séduire la belle, mais ce n’est vraiment pas simple de se glisser dans ce couple déjà formé. Astrolabe a décidé de sacrifier tout amour pour Aliénor. Zoïle ne veut pourtant pas désarmer, quitte à utiliser des produits hallucinogènes.


Un court roman écrit gros… Les mauvaises langues diront qu’au moins il se lit vite. On retrouve tout ce qui a fait le succès d’Amélie : humour, situation déjantée, quiproquos, un brin de provocation, des phrases et des images percutantes - un peu simpliste parfois - , de la malice, de l'autodérision… Les trois personnages contiennent tous une part de l’auteur. Mais ils en contiennent tellement, qu’il m’a été difficile d’oublier Amélie et de ne pas la voir dans chaque passage, chaque dialogue. Impossible donc de rentrer complètement dans le roman, de ne pas être écrasé par Amélie ou sa machine, ce que la couverture n'arrange guère… Bref, une lecture agréable, qui parfois m’a fait sourire, mais pas vraiment pour moi, qui aime davantage la discrétion de plume. Je continuerai seulement à l'écouter parler...

Par Laurent - Publié dans : J'ai lu...
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Mardi 1 septembre 2009

Et c'est parti pour le rentrée littéraire 2009... Evènement que nous préparons notamment avec Cathe ! Et oui j'ai beaucoup de chance :)

Bichot le Parisien, la soixantaine passée, rejoint régulièrement le reste de sa troupe de célibataires endurcis près d'Arcachon. Talbeau, l'avocat d'affaire grand financier de la tribu, Valentine voisine de Bichot et mère de substitution, et Luca le photographe de charme pour bourgeoise encanaillées l'y attendent régulièrement autour des 4 enfants de leurs amis disparus dans un accident d'avion à la fin des années 1990 et dont ils ont la charge. Faisant bloc autour des enfants, cette troupe d'amis aiment se réunir. Une troupe malicieuse marquée, tout au long de leur vie par des objets qu'ils vont se mettre à rechercher : un lit d'enfant qui devait être offert à Valentine par son père, mais que la guerre a envoyé en Suisse chez une cousine éloignée et inconnue ; une épée enterrée dans la Sahara, en présence de Bichot, quarante ans plus tôt par Julien l'ami décédé et qu'Armand son fils veut retrouver ; ou encore la selle d'un cavalier Indien pendant la dernière guerre...

 

Autant d'aventures que Bichot, notre guide, sera contraint de vivre et de revivre, lui qui finira par aller jusqu'au Japon pour retrouver un pin et un amour perdu.

 

« Le rêve entouré d'eau » nous est donc conté par Bichot, personnage attachant, au regard discret et amusé, aux amours passionnées et malheureuses. Le lecteur le suit dans cette odyssée rayonnante, où l'amitié tient le premier rôle. Un très beau roman de Bernard Chapuis, plein d'humour et de tendresse, profond et fort sur l'amitié et les relations humaines dans l'esprit le plus large. Une petite perle de lecture !

 

Par Laurent - Publié dans : J'ai adoré...
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 4 août 2009

"On dirait vraiment le paradis" est l'un des rares romans que nous a offert l'incontournable nouvelliste américain John Cheever. Un court roman malgré tout, où l'on suit Sears, homme âgé qui lance ces derniers combats, contre les pollueurs de l'étang de la petite ville de Janice où il patine pour le plaisir d'abord, mais également contre le temps et les derniers amours. L'énergie qui l'habite encore le pousse à l'engagement, voire au corps à corps, et lui font rencontrer des personnages aussi ambigus que radicaux, mais surtout attirants...

 

Le dernier roman de John Cheever, paru aux Etats-Unis en 1982 et resté inédit en France jusqu'alors est incontestablement marqué par la patte du maître de la nouvelle : bourgeoisie épinglée, humour malin et féroce, personnages attachants, le tout conduit par une écriture et un style efficaces.
 

Seulement... l'histoire ne m'a pas conquis, malgré quelques passages talentueux. Je ne conseille donc ce roman que pour les amoureux de l'auteur curieux de découvrir Cheever sur un terrain rare et quant à moi je resterai sur les recueils de ses nouvelles, de vraies perles de lectures, par ici notamment !

Prochain billet : fin août... Et d'ici là, bonnes lectures à tous :)

Par Laurent - Publié dans : J'ai aimé...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés