Ludivine est une jeune institutrice aux méthodes d’enseignements peu orthodoxes et rejetées par les institutions françaises ; Vanessa et Fabien un jeune
couple conflictuel ; Aymeric un amoureux des femmes... de toutes les femmes ; Monique une veuve cherchant à accomplir la dernière volonté de son mari ; et Peter un mystérieux
milliardaire. Autant de personnages différents qui pour différentes raisons vont se retrouver chez des cannibales de Papous. En vacances ou dans le cadre de leur profession, ces occidentaux
entreprennent une excursion avec leur jeune guide Leonardus. Cette excursion qui ne va pas se passer comme ces touristes le souhaitaient, puisque des indépendantistes décident de les prendre en
otage. L’aventure peut commencer, tandis que les méchants ne se cachent pas forcément où l’on pense.
Stéphane Dovert spécialiste de l’Asie (la quatrième de couverture nous indique qu’il est né en 1966, a été en charge de la coopération française en Birmanie, en Thaïlande et au Viêt Nam, qu’il a fondé l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud Est contemporaine et qu’il a écrit plusieurs ouvrages de sciences humaines et enfin qu’il nous offre là son deuxième roman), calque sur ses connaissances anthropologique une histoire d’otages à la dérive en pleine jungle. Souvent avec humour, l’auteur s’attaque aux certitudes occidentales, aux incompréhensions culturelles et à la manipulation. Un roman agréable qui ne manque pas de rebondissements.
Seulement, pour ma part coincé entre comique de situation et drame terriblement réaliste, j’ai eu du mal à rentrer pleinement dans l’histoire, le roman me laissant le goût des différentes couches le composant : culture papoue, trame, drame, humour, … Comme si l’ensemble manquait de liens.

Franck Pavloff, l'auteur engagé de « Matin brun » et de l'excellent « Pont de Ran-Mositar » revient avec un roman sur l'immigration clandestine en Amérique du
sud.
« La plus grande pianiste vivante dont personne n’a jamais entendu parler ». Voilà les termes choisis
par un journaliste pour résumer le talent gâché d’Anna Song, morte à l’aube de ses 50 ans, après avoir lutté près de 20 ans contre un cancer qui la rongeait à petit feu. Une pianiste surdouée,
qui a servi les plus grands, mais atteinte précocement d’une maladie qui l’a paralysée de la main un temps et forcée de quitter le circuit international en pleine éclosion. Anna Song tombe
dans l’oubli. Seul son mari, Paul Desroches est à ses côtés et l’aide à réaliser ce qui parait impossible. Lorsqu'elle découvre son cancer elle veut, avant de partir, honorer les plus grands
compositeurs une dernière fois. De cette aventure, 102 CD sont enregistrés et envoyés à la presse, qui découvre alors l’émotion qui se dégage du jeu de la franco-vietnamienne à bout de
force.
A 14 ans Nina, fille unique et adolescente introvertie, passe ses vacances, comme chaque année dans la
maison familiale, au milieu de la pinède. Peut-être pour se donner bonne conscience, mais aussi pour faire éclore leur fille, pour la première fois, ses parents ont décidé de prendre avec eux une
autre adolescente, issue d'un milieu modeste et un peu perdue, Sabine, 16 ans.
Comme chaque année depuis 18 ans, Amélie est au rendez-vous. Et pour la première fois je m’y suis rendu, à ce rendez-vous. Il faut dire que les autres années, on entendait tellement
parler de ces livres que je n’avais pas vraiment ressenti le besoin de les lire. Cette fois j’ai sauté sur l’occasion devançant la machine médiatique !
Mai 2006, en plein Paris dans une cité d'artistes, une jeune femme, comptable dans un magasin de cuisines, est assassinée. La narratrice est à la recherche de son cousin journaliste
des faits divers, disparu alors qu'il travaillait sur ce meurtre. La jeune femme est alors obligée d'enquêter à son tour, et, au fil de ses rencontres nous guide en dehors des lieux, dans ses
souvenirs, ses visions, ses rencontres avec des personnages aussi étonnant qu'Olga Leeuwenhoek, octogénaire, écrivain de polars, qui trouve là une source d'inspiration en or alors qu'un meurtre a
eu lieu derrière sa porte...
Un homme,
survivant d'une guerre civile d'un pays d'Afrique que nous ne connaîtrons pas, revient dans la région du Sud où il a grandi. A peine sorti de la forêt et passé les checkpoints avec les
autres réfugiés de retour, il se met à la recherche de ses amis. Mozaya et Asafo Johnson avec lesquels il a traversé sa jeunesse paisible, entre conversations pour refaire le monde et leur troupe
de théâtre. Mais la guerre est passée... Faisant de l'un une victime et de l'autre un complice. Entre colère, vengeance et résignation, le "Revenant" retrouve un monde qui n'existe plus et dont
il doit faire le deuil...
Le
Val de Grâce est une rue de Paris - le Paris chic - qui pour les Parisiens est associée d'abord à son hôpital. Mais pour Colombe Schneck, cette rue a une autre saveur. Celle de
l’appartement où elle a grandi. Un appartement que ses parents ont voulu comme une forteresse du bonheur pour protéger leurs enfants d’un monde si cruel. Cacher la déportation des grands parents
juifs, les persécutions de ses propres parents durant la guerre, le suicide de l'ami ou encore la mort de la femme de ménage et ne retenir que les rêves accomplis - danser avec Fred Astaire,
rechercher le monstre du Loch Ness -, les réceptions, la folie d’une maison multicolore et de ses habitants extravagants. Une enfance heureuse - si ce n’est les cours de piano - et protégée, loin
du monde et de sa dureté. Mais la réalité frappe même les plus éloignés de ce monde avec la fin de l’âge d’or, la maladie, la mort des proches et les héritages de toute
nature.
Elsa Platte est une ancienne
danseuse, mère de 4 enfants, et mariée à Alexandre. Un mari qui rentre de plus en plus tard et qui s’ennuie de voir sa femme loin de ce qu’elle était. Une femme proche de la dépression qui pour
surmonter ses difficultés s’enferme dans un film qu’elle regarde tous les soirs depuis bientôt trois mois. Parce que ce film, « Chaînes conjugales » de Joseph L. Mankiewicz
Fabrice Neaud met ici en image son
journal intime en plusieurs volumes. Un récit sincère qui dévoile les parties les plus intimes de l’auteur, se mettant à nu sans aucun tabou. Il est peintre et homosexuel dans une petite ville de
province. Figurent alors ses doutes sur un projet de « chemin de croix », ses embûches sentimentales et ses difficultés de vivre une sexualité « hors norme » dans une petite
ville de province. Une situation qui pousse au communautarisme, à la caricature et à l’enfermement. Pourtant Fabrice parvient à faire une rencontre, un soir sur les remparts, au lieu de drague.
Il est immédiatement amoureux de Stéphane, qui refuse de s’engager.
"J’écoute avec mon corps"
est un recueil de deux nouvelles écrites par celui qui est présenté comme l’écrivain israélien le plus doué de sa génération. Avec un titre pareil, une couverture aussi sensuelle et des
références aussi impressionnantes, il me tardait de commencer ce livre...
Comme l’avait annoncé
Tchaï Masala est le récit des voyages qu’a fait Christian Cailleaux en Inde de décembre 2004 à janvier 2005 et en décembre 2006. L’auteur nous entraîne avec lui à travers la
découverte de ce pays et nous livre ses impressions, ses souvenirs, et ses interrogations, parfois avec beaucoup d’humour, sur une culture très éloignée de la sienne. Il nous précise
lui-même que « Tchaï Masala c’est pour partager le goût du thé et quelques impressions, sans ordre ni raison ». C’est effet ce qui ressort de cette lecture. Une vague histoire qui
offre surtout l’occasion de nous transmettre un peu de parfum de l’Inde.
Gilbert Sinoué, comme il le dit lui-même, met « son érudition au service de l’imagination ». Il réécrit ainsi la vie de Jésus à partir d’un évangile qu’il aurait écrit lui-même.
Partant de l’idée que Jésus n’est peut être pas mort sur la croix et s’appuyant sur des hypothèses fondées, Gilbert Sinoué fait revivre – sans mauvais jeu de mots de ma part... – dans son roman
les principaux personnages bibliques. On suit alors dans leurs interrogations face aux événements Pilate, Hérode, Marie ou encore Joseph et tous ceux qui ont gravité autour de
l’élu.
Lorsque Xerkès cinéaste grec au
talent vieillissant rejeté par la critique rencontre Sisko, jeune journaliste français travaillant à faire revivre le passé d’un Robin des bois Savoyard du XVIème siècle, il sait qu’il tient là
le moyen de clore son œuvre. Armé de sa seule caméra, il veut « rendre compte du monde » et le relier aux injustices passées. Montrer que « hier se vit aujourd’hui mais
ailleurs », que les résistances à l’oppression continuent sous nos fenêtres fermées.
« In memoriam »
est le récit d’un homme qui trouve en l’écriture l’unique moyen de ne pas tomber définitivement dans la folie. Une folie née de l’amour de Sola, jeune écrivain comme lui mais au véritable succès,
qu’il aimait parce qu’elle était son double, du moins voulait-il le croire. Meurtrie au plus profond d’elle-même, Sola ne s’échappera pourtant pas de son mal et se donnera la mort comme
ultime porte, sans autre explication qu’un dernier roman introuvable. La confession de cet homme blessé par l’amour qu’il a donné en vain, plonge dans le passé de chacun, jusqu’à la rencontre de
son frère, Thomas avec Sola. Un frère qu’il hait pour ce qu’il a été et qui finira par lui voler définitivement son bien le plus précieux. Une chose le hante alors, comprendre...
Un tueur en série sévit dans
Philadelphie. Sa spécialité à lui ? Rejouer les scènes des meurtres des plus grands films du cinéma devant les caméras, mais cette fois en une seule prise... et pour de vrai ! Les
inspecteurs Byrne et Balzano vont alors mener l’enquête et nous entraîner de rebondissements en fausses pistes vers ce tueur que l’on perce progressivement par l’intermédiaire de passages écrits
à la première personne.
Peut-on parler des livres que l’on n’a pas lus ? Il parait que oui... Rassurez-vous je ne me lancerai pas dans cet exercice périlleux ! Je tenais cependant à faire cet article sur
« Animals » de Keith Ridgway, présenté comme l’un des plus grands auteurs irlandais contemporains. Né en 1966, il a même reçu le prix Femina étranger avec son premier roman
« Mauvaise pente » (2001). Sans doute un auteur incontournable de notre paysage littéraire...
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