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J'aurais pas dû lire....

Jeudi 10 septembre 2009

Mathilde la quarantaine, veuve et mère de deux enfants, travaille comme cadre dans une grande entreprise. C’est ce « job » qui l’a maintenue à la surface. Sans lui, elle se serait sans doute noyée. Seulement depuis peu, son directeur lui en veut. Le plus perfidement du monde, il l’enfonce progressivement dans les méandres du harcèlement moral. La descente aux enfers s’accélère. Elle en est arrivée à lire son horoscope, à consulter des voyantes, dont une lui a prédit qu’elle ferait une rencontre ce 20 mai… Une journée décisive.

Thibault est médecin aux Urgences de Paris. De consultation en consultation, il pense à la femme qu’il aime et qu’il a quittée le matin même de ce 20 mai. Une histoire à sens unique, dont il ne veut plus être la victime consentante.  Une journée longue, rythmée par le bilan de sa propre vie ; une journée  interminable dont il attend beaucoup.  

« Les heures souterraines », est l’histoire de la détresse de ces deux personnages qui vont se croiser tout au long de cette journée. Delphine de Vigan décrit parfaitement les mécanismes du harcèlement, de la détresse, du processus de victimisation (elle a notamment travaillé avec des psychologues). Un monde sombre et oppressant où l’espoir réside dans une rencontre, une seule, et dans un éventuel amour.

Un roman intéressant et noir qui plaira sans doute… Mais…

Mais le style haché et rythmé par les répétitions m’a lassé. Quant à l’histoire, je n’y ai rien trouvé de véritablement original, et un sentiment d’enlisement m’a rapidement envahi : comment l’auteur allait-elle faire pour éviter la « joyeuse fin » ? Une fin ouverte, il est vrai, mais presque aussi décevante car attendue (en tout cas par moi ;). Alors que la promesse de la rencontre nous tient en haleine, le soufflet retombe sans subtilité et sans surprise. Dommage… Quelques uns conseillent déjà de lire ses premiers écrits (« No et moi » notamment) et d’attendre le suivant !

 

D’autres en ont parlé :

Une déception pour Clarabel

Par Laurent
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Jeudi 20 septembre 2007
B--gaudeau.jpg Le 14 juin 2005, Florence Aubenas, grand reporter, tient sa conférence de presse après 5 mois de captivité en Irak. Avec beaucoup d’humour, de courage et de pudeur, elle revient sur ce qu’elle a vécu là-bas avec Hussein Hanoun al-Saadi  son fixeur.
 
En août 2007, François Bégaudeau dans « Fin de l’histoire » reprend l’intervention de la journaliste et décide de la décortiquer. Il analyse, interprète et explique chacun de ses propos... Cet essai veut nous livrer les clefs d’une déclaration et d’un monde qui apparemment nous échapperaient. Un travail sur l’oralité qui m’a très vite ennuyé et parfois même énervé, tant les clichés sont fréquents et les analyses à la fois évidentes et superficielles. Parmi tant d'autres : « une planète qui a un pénis au milieu », « l’Histoire c’est les hommes qui s’excitent et les femmes qui ramassent » ou encore « où l’Histoire passe l’herbe ne repousse plus ». Des formules toutes faites qui rythment un récit tardant à s'achever.
 
Si la vision de François Bégaudeau n’est pas forcément inintéressante, il me semble pour ma part que les propos de l’ex-otage se seraient passés volontiers d’un tel exercice. Les explications apportées par l’auteur « d’entre les murs » viennent trop souvent piétiner la pudeur que l’on pouvait ressentir chez la journaliste. Un livre facile dont je n'ai pas perçu l'intérêt et qui ne m’a apporté aucun plaisir, pas même celui de la lecture...
Par Laurent
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Mercredi 27 décembre 2006

Un vieil homme a prédit à John lorsqu'il avait 18 ans, qu'il ne dépasserait pas ses 30 ans. Deux choses hantent alors le jeune homme qui après son bac deviendra rapidement acteur dans un téléfilm : cette mort qui approche et je cite : "baiser la fabuleuse Labies Mondor, la plus belle fille du lycée" qu'il retrouvera sur le tournage...

 Ce qui me reste de ce premier roman ? La vulgarité gratuite qui en ressort et l'ennui qu'il m'a procuré.

Disponible en magasin...

 

Par Laurent
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Lundi 6 novembre 2006

Jeanne Benameur avec ce roman se lance dans une galerie de portraits d’un collège, prétexte à présenter le quotidien d’un établissement de banlieue. Nous passons ainsi d’une jeune prof fraîchement mutée, dépressive parce que séparée de sa moitié, à une principale névrosée à la limite de l’assistante sociale, à la documentaliste qui redonne goût un peu facilement au jeune dur du collège dans un atelier d’écriture, ou encore à la jeune collégienne en échec scolaire mais génie du dessin... Et quelques autres...

 

Alors sur l'histoire elle même, je me suis ennuyé parce que je n’y ai rien trouvé d’exceptionnel, pour ne pas dire que je n’y ai rien trouvé... du tout. Et le style ne m’a pas plus convaincu. Ainsi, le parallèle entre les profs et les portes des salles de classe – si, si... parce qu’elles reçoivent les coups – fera sans doute sourire les concernés... et pas que les menuisiers. Mais tout ceci n’engage vraiment que moi et n’ayant rien lu d’autre de l’auteur – dans le rayon des adultes, puisque j’apprécie sincèrement ses écrits jeunesses – je ne m’avance pas plus : le livre ne m'a pas plu. J’ai dans ma bibliothèque « les Demeurées » et je vais rapidement m’y plonger.

  

Pour continuer le débat, ce n’est pas le premier roman que je lis sur ce thème – notamment « Entre les murs » de Bégaudeau – et je leur reproche tous la même chose. Au final des romans faciles et malhonnêtes.

Je m’explique sans faire monter ma tension... Sur un fond grave, ils se veulent sarcastiques en caricaturant l’ignorance de certains élèves – de banlieue, c’est encore plus drôle –  et l’incompétence névrotique des profs. Je ne prétends pas que tout cela n’est que fiction – moi-même j’ai quelques noms... Attention, Laurent, me dites vous, nous sommes dans une fiction et pas dans un reportage de télé le samedi à 13h30... Mais justement tout est fait pour nous plonger dans le documentaire – la 4ème de couverture indique toujours la profession enseignante des auteurs – et  certains lecteurs pourront ainsi y trouver la preuve irréfutable de l’état déplorable de notre éducation nationale – et quasiment toutes les personnes qui l’ont lu ont fini par me le sortir. C’est oublier tous ceux motivés et compétents qui vivent tout cela au quotidien. Si vous m'entendez....  

Alors, je ne suis peut être pas tombé sur les bons livres, mais je voudrais juste dire qu’il me semble qu’il est possible de faire de vrais romans drôles et poignants sans tomber dans des caricatures grossières qui renforceront les réflexions de cette brave Madame Michu... Et cela m’évitera de passer 1 heure, 3 fois par semaine à entendre le même débat s’élancer...

Merci par avance...

Par Laurent
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