Le 14 juin 2005, Florence
Aubenas, grand reporter, tient sa conférence de presse après 5 mois de captivité en Irak. Avec beaucoup d’humour, de courage et de pudeur, elle revient sur ce qu’elle a vécu là-bas avec Hussein
Hanoun al-Saadi son fixeur.
En août 2007, François Bégaudeau dans « Fin de l’histoire » reprend l’intervention de la journaliste et décide de la décortiquer. Il analyse,
interprète et explique chacun de ses propos... Cet essai veut nous livrer les clefs d’une déclaration et d’un monde qui apparemment nous échapperaient. Un travail sur l’oralité qui m’a très vite
ennuyé et parfois même énervé, tant les clichés sont fréquents et les analyses à la fois évidentes et superficielles. Parmi tant d'autres : « une planète qui a un pénis au
milieu », « l’Histoire c’est les hommes qui s’excitent et les femmes qui ramassent » ou encore « où l’Histoire passe l’herbe ne repousse plus ». Des formules toutes faites qui rythment un récit tardant à s'achever.
Si la vision de François Bégaudeau n’est pas forcément inintéressante, il me semble pour ma part que les propos de l’ex-otage se seraient passés volontiers
d’un tel exercice. Les explications apportées par l’auteur « d’entre les murs » viennent trop souvent piétiner la pudeur que l’on pouvait ressentir chez la journaliste. Un livre facile
dont je n'ai pas perçu l'intérêt et qui ne m’a apporté aucun plaisir, pas même celui de la lecture...
Mercredi 27 décembre 2006

Un vieil homme a prédit à John lorsqu'il avait 18 ans, qu'il ne dépasserait pas ses 30 ans. Deux choses hantent alors le jeune homme qui après son bac deviendra rapidement acteur dans un téléfilm : cette mort qui approche et je cite : "baiser la fabuleuse Labies Mondor, la plus belle fille du lycée" qu'il retrouvera sur le tournage...
Ce qui me reste de ce premier roman ? La vulgarité gratuite qui en ressort et l'ennui qu'il m'a procuré.
Disponible en magasin...
Jeanne Benameur avec ce roman se lance dans une galerie de portraits d’un collège, prétexte à présenter le quotidien d’un établissement de banlieue. Nous passons ainsi d’une jeune prof fraîchement mutée, dépressive parce que séparée de sa moitié, à une principale névrosée à la limite de l’assistante sociale, à la documentaliste qui redonne goût un peu facilement au jeune dur du collège dans un atelier d’écriture, ou encore à la jeune collégienne en échec scolaire mais génie du dessin... Et quelques autres...
Alors sur l'histoire elle même, je me suis ennuyé parce que je n’y ai rien trouvé d’exceptionnel, pour ne pas dire que je n’y ai rien trouvé... du tout. Et le style ne m’a pas plus convaincu. Ainsi, le parallèle entre les profs et les portes des salles de classe – si, si... parce qu’elles reçoivent les coups – fera sans doute sourire les concernés... et pas que les menuisiers. Mais tout ceci n’engage vraiment que moi et n’ayant rien lu d’autre de l’auteur – dans le rayon des adultes, puisque j’apprécie sincèrement ses écrits jeunesses – je ne m’avance pas plus : le livre ne m'a pas plu. J’ai dans ma bibliothèque « les Demeurées » et je vais rapidement m’y plonger.
Pour continuer le débat, ce n’est pas le premier roman que je lis sur ce thème – notamment « Entre les murs » de Bégaudeau – et je leur reproche tous la même chose. Au final des romans faciles et malhonnêtes.
Je m’explique sans faire monter ma tension... Sur un fond grave, ils se veulent sarcastiques en caricaturant l’ignorance de certains élèves – de banlieue, c’est encore plus drôle – et l’incompétence névrotique des profs. Je ne prétends pas que tout cela n’est que fiction – moi-même j’ai quelques noms... Attention, Laurent, me dites vous, nous sommes dans une fiction et pas dans un reportage de télé le samedi à 13h30... Mais justement tout est fait pour nous plonger dans le documentaire – la 4ème de couverture indique toujours la profession enseignante des auteurs – et certains lecteurs pourront ainsi y trouver la preuve irréfutable de l’état déplorable de notre éducation nationale – et quasiment toutes les personnes qui l’ont lu ont fini par me le sortir. C’est oublier tous ceux motivés et compétents qui vivent tout cela au quotidien. Si vous m'entendez....
Alors, je ne suis peut être pas tombé sur les bons livres, mais je voudrais juste dire qu’il me semble qu’il est possible de faire de vrais romans drôles et poignants sans tomber dans des caricatures grossières qui renforceront les réflexions de cette brave Madame Michu... Et cela m’évitera de passer 1 heure, 3 fois par semaine à entendre le même débat s’élancer...
Merci par avance...
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