Avec l’été, le soleil, les cerises, les vacances,… et Arto ! Et oui chaque année, Denoël m’offre ce petit cadeau pour recharger
les batteries, une fois la tempête de fin d'année passée : le dernier Paasilinna. Avec "les dix femmes de l’industriel Rauno Rämekorpi", c’est tout un programme qui nous est proposé, comme
l’auteur sait nous en concocter…
Riche industriel finlandais, Rauno Rämekorpi fête ses 60 ans et apprend du même coup qu’il est nommé conseiller à
l’industrie. Une grande fête est donnée pour cet homme parti de rien et désormais des plus influents. Or, la femme de l’industriel est allergique au pollen et les nombreuses fleurs offertes pour
l’occasion doivent être évacuées rapidement. Aussitôt les invités partis, Rauno décide avec l’aide du chauffeur de taxi, Sorjonen, de distribuer ses cadeaux à ses… maîtresses ! La tournée
peut alors débuter : 10 femmes, toutes plus originales les unes que les autres, chacune cachant une surprise pour le généreux donateur ! Un franc succès qui poussera le riche industriel à
recommencer sa tournée à Noël… Mais les choses se passent rarement deux fois de la même façon !
Une nouvelle balade dont Arto Paasilinna est friand. Il profite des multiples rencontres pour égratigner les
finlandais en particulier et les hommes et leurs excès en général. Une aventure souvent drôle et parfois burlesque… Seulement, je dois reconnaître que l’histoire n’est pas à la hauteur des
précédentes, et qu’elle a tendance à s’essouffler avec en prime quelques longueurs… Un bon moment tout de même (mais je suis un vrai accro !) et puis tant pis ! Vivement l’été
prochain !!
Par Laurent
3
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Voici un
petit livre agréable sur toutes les sales bêtes qui nous entourent sur cette planète. De très courts chapitres (dans un très court livre) pour chaque bestiole : l'araignée bien sûr, mais
également l'irritant pou, la terrible et religieuse mante, l'effrayante chouette, le visqueux serpent, la petite fourmi, l'horrible ours, ou encore le répugnant rat... Autant de petits monstres à
la mauvaise presse, dérangeants, effrayants ou terrorisant un grand nombre d'entre nous, parfois de façon irrationnelle.
Un petit livre découvert grâce à Cathe, agréable, drôle, parfois même poétique... Une poésie légère et naturelle,
à la morale misanthrope. Bref un bestiaire au capital sympathie relevé qui cherche à lutter contre bon nombre d'apriori et de préjugés. Histoire de s'aimer un peu entre sales bêtes
!
Par Laurent
4
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Lorsque
la Reine d’Angleterre entre par le plus grand des hasards canins dans le bibliobus, elle est loin de se douter des bouleversements qui vont faire tanguer l’Empire de sa Majesté… Se sentant
obligée d’emprunter un livre sur proposition de Norman, un employé des cuisines passionné de littérature gay, elle se laisse subreptissement pénétrer par le pouvoir de la lecture. Emportée par
cette nouvelle passion, elle qui 50 ans durant n’a eu le devoir de s’intéresser qu’aux passions des autres, va découvrir un monde profond, sensible, provocateur et licencieux. Loin des
protocoles, de l’aristocratie à l’ego surdimensionné et des règles établies, notre royale lectrice tombe dans la littérature comme en amour et se met à dévorer, au grand dam d’une cour bien loin
de ce nouveau virage, des dizaines et des dizaines de livres. Forcément, au détriment de certains...
Voici donc un court roman dans lequel Alan Bennett fait éclater l’humour britannique et passe à la moulinette le monde étriqué de la
cour royale. Comme un plaidoyer pour une reine qu’il voudrait sans aucun doute plus proche de ses sujets, qui s’ouvrirait au monde grâce aux mots, Alan Bennett taquine les conventions et nous
offre une petite fable sur la lecture avec de jolies réflexions qui toucheront chaque lecteur légèrement accro… Une petite perle de lectures mais dont les nombreux clins d’œil pourront laisser de
côté – mais sur de courts passages rassurez-vous - les moins connaisseurs de la littérature anglaise. Alan Bennett, règle un peu ses comptes et se prend un rêver un peu… évidemment pour notre
plus grand plaisir !
Par Laurent
12
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Après « Tribulations d’un précaire », je me suis replongé dans un Levison avec
régale. On y retrouve tout l’univers de cet écrivain américain né en Ecosse : humour, dénonciation, ironie, ratés, amateurismes…
Kévin, Mitch et Doug sont trois amis frappant dans la petite ville de Waltson, ville minière en pleine déchéance dans les environs de Pittsburgh. Adeptes des herbes que l’on fume, des petits boulots ennuyeux, sans grandes
ambitions, ils ont parfois payé leurs petites erreurs. Kévin est marié à Linda, un mariage qui s’est disloqué avec le temps, Mitch est chef de rayon chez Accu-Mart, une chaîne bon marché qui vend
de tout et Doug est serveur et rêveur… Dans ces vies végétatives, le chômage va venir bouleverser leur petit train-train de paisibles fumeurs. Comment alors réussir à vivre convenablement et
parvenir à s’offrir leurs petites doses d’herbes… De la promenade de chiens qui donne accès aux coffres, au vol de Ferrari en passant par les fausses factures, de mensonges en larcins, les trois
compères vont tenter de survivre à la malhonnêteté, mais sans méchanceté et, pour notre plus grand bonheur, toujours avec malchance et humour !
Un bon roman léger et drôle où Levison profite de ces maladroits personnages pour
dénoncer la précarité, la société de consommation et la bêtise en général ! Comme dans son précédent roman, Iain Levisson sait jouer avec les situations les plus absurdes et les petites
scènes comiques, de quoi nous faire rire en ces temps de crises !
Par Laurent
4
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Quoi de plus agréable que de faire vivre un peu plus nos vacances... C'est ce que nous propose Philippe Ségur avec son dernier roman (le précédent est par ici), en suivant deux hommes en mal d'aventure. « L'aventure, d'accord, mais à l'étranger, était-ce bien raisonnable
? ». Nos deux héros sont un hypocondriaque végétarien et à peine remis d'un malaise vagal déclenché par le stress d'une société de consommation qui le dévore de l'intérieur et
personnalisé par ses propres enfants ; et un avocat, surnommé Cricri, qui en a vu de belle lors de ses voyages en Espagne ou aux Etats-Unis s'autoproclamant grand aventurier du siècle. Mais
cette fois-ci, l'aventure prend une autre tournure puisque c'est en Albanie, que le premier décide d'emmener le second, afin de rompre avec le monde qui les oppresse. Aux portes de l'Europe, un
monde perdu sera le théâtre de leur(s) vacance(s).
Voilà donc un roman plaisant et (trop ?) léger qui nous conduit avec les deux personnages de Philippe Segur dans une Albanie caricaturée pour notre plaisir d'occidentaux ! Mais l'occident n'est
pas épargné, rassurez-vous. On ne peut laisser échapper quelques sourires - qui se transformeront en rires pour les plus joyeux - devant leurs répliques et leurs mésaventures qui ne manquera pas
de faire renaître de bons souvenirs aux habitués des baroudes ! Un bon moment de lecture malgré les grosses ficelles et le comique de situation à gros sabots.
Les avis de Clarabel et Anne-Sophie
Par Laurent
2
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Deux romans sur la fin du
monde en une année, ça va bien finir par nous porter la poisse... Après McCarthy et son chef d'oeuvre, c'est Arto
Paasilinna qui nous livre sa vision de « l'apocalypse joyeuse » ! Et comme dans tous ses romans, on retrouve dans celui-ci des personnages loufoques, une critique un peu acide de
ses contemporains, des situations drolissimes... Bref Paasilinna me revient chaque année au début de l'été pour mon plus grand plaisir comme pour me récompenser d'une longue année de travail
;-)
Asser Toropainen va rendre l'âme... Vient alors l'heure des comptes à rendre, même pour lui, communiste militant de la première heure et grand dévoreur d'églises et de son personnel. Surtout pour
lui... Il charge alors son petit fils, Eemeli Toropainen de construire sur ses terres une église, valeur plus sure pour le rachat de son âme qu'une scierie dont la faillite serait assurée
rapidement.
A contre cœur et peu convaincu du résultat, Eemeli accepte pour la mémoire de son grand-père. De cette église, naîtra alors une communauté, un village, puis une ville rassemblant de joyeux
Finlandais et quelques autres que la hasard poussera vers ces contrées désertées. Face à l'écroulement du système capitaliste, la communauté qui vit en autarcie sera un ilot a l'abri de la hausse
des prix des matières premières (pétrole, gaz, ...), des denrées alimentaires (je rappelle juste que ce roman a été écrit en 1992...) cause des premières famines, mais également une forteresse
imprenable contre LA guerre.. La paix demeure dans cet havre de paix où la prospérité résiste. Mais pour combien de temps ?
Avec son humour malin comme unique arme, Paasilinna pense a tout et s'attaque au mode de vie actuel, a la société de « surconsommation », aux pertes de certaines valeurs... Il y
défend l'harmonie avec la nature, l'écoute, la solidarité et la simplicité. Un vrai bon roman comme je les aime, drôle et pas si léger qu'on le pense.
Disponible en magasin
Par Laurent
10
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Voilà une BD comme je les aime : originale et pleine d’humour. Originale par son style graphique : des traits fins (à la Sempé) pour les personnages et les
décors et le minimum syndical pour le texte. Quant à l’humour, il est dans la suggestion, dans le clin d’œil... On ne le perçoit pas toujours tout de suite, mais il éclot à la seconde lecture et
montre toute l’intelligence de construction. Un petit manuel de philosophie de la vie quotidienne allant de cet homme qui pour se suicider choisit de regarder la télévision, ou la tendre compagne
qui éjecte son trop imposant mari pour n’occuper que le coin supérieur droit du lit, ou encore Tarzan bravant tous les dangers pour conduire Jane... dans la petite cabane au fond de la
jungle.
James né de la blogosphère (par ici pour quelques dessins) par son humour et son sens de l’observation croque la vie et ses aléas pour mon plus grand délice – et c’est déjà pas mal !
Par Laurent
3
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Titulaire d’une licence de lettres aux Etats-Unis, Iain Levison se
lance enfin dans le monde du travail. Très rapidement il se voit confirmer son appréhension : les titulaires d’un tel diplôme n’ont aucun espoir de se « caser » à la hauteur de
leurs compétences. Iain Levison qui doit tout de même survivre enchaine alors les petits boulots... précaires. De pêcheur de crabe en Alaska, à déménageur ou encore chauffeur de poids lourd, en
passant par livreur de fioul, Iain multiplie les expériences malheureuses et aiguise à chaque fois un peu plus son regard critique sur le monde du travail outre-atlantique...
Mais ne vous trompez pas ce livre n’est pas une analyse économique sur fond de rêve américain, mais plutôt un récit à la limite de l’autobiographie plein
d’humour et de cynisme. Iain Levison égratigne tout de même au passage les exploiteurs d’une main d’œuvre peu qualifiée et en quête de survie ainsi que des patrons profitant du système
en licenciant la veille des droits aux assurances ou utilisant toutes les armes pour les recrutements.
« Tribulations d’un précaire » m’a fait rire plus d’une fois et même si l’ensemble a peut être un peu de mal à décoller, j’ai pris un réel
plaisir à suivre les aventures de Iain Levison. Un petit roman drôle et frais sur fond de vérité... A lire donc.
Par Laurent
14
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Voici un vrai bon livre pour ceux qui souhaitent pénétrer le monde de l’édition, du côté des écrivains, comme de bien entendu. Phil Dechine se propose d’offrir 10 leçons pour entrer par la grande porte dans la merveilleuse maison de la création littéraire. 10 leçons donc pour 10 chapitres, et tout y passe : la vocation, l’écriture, le manuscrit, l’éditeur, la presse, le salon du livre, la télévisions, les prix littéraires et le succès. Il y a forcément du Philippe Ségur dans ce Phil Dechine, tant les anecdotes sont parfumées de vécu : des problèmes logistiques de vivre avec un écrivain, aux difficultés de gérer l’attente d’un succès en passant par l’attaché de presse un peu... attaché de presse quoi... Malgré les refus des maisons d’éditions, les barrières de la création – un passage particulièrement drôle sur le téléphone – les grands moments de solitude pour un petit écrivain dans un petit salon du livre, etc., Phil Dechine saura se persuader qu’il est l’écrivain qui révolutionnera LA littérature française. Seulement, les autres ne le savent pas encore ! Question de patience.
Ce roman dans un style simple - certains le trouveront simpliste et d’autres un humou trop répétitif qui font naître quelques longueurs -, en plus de donner de bonnes ficelles, est un vrai bon moment de lecture, drôle et pas toujours très loin de la réalité. Je le conseille pour ceux qui veulent rire un peu autour du monde littéraire qui mérite bien que l’on se moque un peu !!!
Par Laurent
7
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Mercredi 27 décembre 2006
En me relisant, je me suis aperçu qu’aucun de mes articles ne mentionnait l’un de mes auteurs fétiches... Inadmissible m’ont déjà dit certains... Je me devais donc de réparer cette négligence.
Un homme heureux n’est peut être pas le meilleur roman de Paasilinna (certains préfèreront « Le lièvre de Vatanen », ou encore « Petits suicides entre amis »), mais comme je n’arrive tout simplement pas à me décider, j’ai décidé lâchement de prendre le dernier que j’ai lu...
Aksedi Jaatinen (ah oui ! on est en Finlande), ingénieur d'Etat, est chargé de construire un nouveau pont dans la petite ville de Kuusmäki (rien que pour le nom). Fonctionnaire incarnant la figure même de « l’étranger », le jeune ingénieur va devoir combattre une ferme et virulente opposition des habitants. De provocations en provocations, Jaatinen se voit obligé de reculer... pour mieux sauter sur l’autre rive. Ou l’art de la vengeance méthodique... Les Princes ont eu Machiavel, les hommes heureux ont Paasilinna !
Ce livre s’adresse d’abord aux personnes qui ont déjà eu maille à partir avec les traditions de villages, les coutumes ancestrales, les idées reçues, les croyances, la peur de l’autre et les préjugés... Et secondairement à ceux qui veulent rire ! Si par bonheur, vous êtes concernés par les deux catégories, c’est un pur régal qui vous attend. Seule petite critique que je pourrais émettre sur cet auteur au style efficace et drolissime (qui réussit à faire sortir la littérature finlandaise du roman policier), une certaine difficulté à bien terminer ses histoires uniques en leur genre. Mais peut être est-ce seulement parce que je voudrais qu’elles ne finissent jamais !
« Les Finlandais ne sont pas pires que les autres, mais suffisamment mauvais pour que j'aie de quoi écrire jusqu'à la fin de mes jours ». Alors merci à vous !
Disponible en magasin !
Par Laurent
22
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Mercredi 27 décembre 2006
Si je pouvais choisir d’être le meilleur ennemi de quelqu’un, je voudrais que ce soit d’Eric Chevillard... Mais, sans perdre espoir, ce n’est pas moi...
Pour cela il eût fallu que je m’appelle Désiré Nisard, que je vécusse au XIXème siècle, que je fusse critique littéraire et académicien ayant volé la place à Alfred de Musset et que j'eusse déclaré que la littérature française a entamé un irrésistible déclin depuis Bossuet – j’aurai au moins fait plaisir à ceux qui ne croient pas à la littérature contemporaine et aux défenseurs du conditionnel passé si je ne me suis pas trompé... Donc rien de tout cela... C'est Désiré Nisard qui ramasse. Eric Chevillard a voulu sans doute avec ce livre faire mourir cet immortel qu’il ressuscite et qui aurait mieux fait de ne pas naître. A l'origine de tous nos maux et nous ne le savions pas... Je n'en dis pas plus !
Ce livre dans son style si particulier et son thème unique m’a fait rire comme peu dans cette rentrée littéraire. Certains le trouveront peut être perché sur un humour trop intellectuel, ou encore trop long, mais quand les auteurs se font plaisir comme ça, moi j’adore ! A offrir donc à vos pires ennemis... pour vous réconcilier avec eux !
L'avis d'Anne-Sophie
Disponible en magasin !
Par Laurent
7
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Mercredi 27 décembre 2006
La vie d’un gardien de musée (pardon... d’un agent de contact !) ça vous intéresse ? Bon d’accord ce n’est pas très vendeur...
Si je vous dis que ce même agent de contact est un grand fan de Jimi Hendrix ? Toujours pas ? ok...
Alors si ce héros en charge de la conservation du patrimoine de l’humanité (j’ai bien replacé le titre non ?) est obligé de se droguer pour remplir efficacement sa charge, face aux visiteurs un peu trop malveillants, aux collègues un peu trop étranges, aux délégués syndicaux un peu trop motivés, aux certificats d’anomalie un peu trop administratifs (mais tellement irremplaçables), à l’administration un peu trop présente, à sa copine un peu trop.... Bref ...Là, je vous intéresse...
Donc, grâce à Nicolas Beaujon vous aurez la chance de vous immerger dans le monde palpitant des gardiens de musée (et je m’y connais en métier palpitant !), et surtout de rire toutes les 3 pages... (soit 222 pages divisées par 3 : 74 éclats de rire). Pour ceux qui cherchent une petite goutte rigolote dans un océan littéraire ! Comme on dit par chez moi, à lire sans plus tarder !
Disponible en magasin !
Par Laurent
6
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Mercredi 29 novembre 2006
Julien Lerner a 25 ans, devait être chirurgien comme son frère.. puis avocat comme son oncle... heureusement, il classe des dossiers de clients après décès dans un cabinet d’avocats. Hypocondriaque travaillant sur des noms perdus, il parvient à faire douter les médecins généralistes sur leur propre état de santé, les chirurgiens de leur psychologie (sans commentaire), et à démoraliser son psy... Et en plus, il est amoureux de la femme d’en face qui pleure sans raison apparente...
Laurent Seksik nous offre là un petit roman sympathique et drôle sur fonds d'univers impitoyable et médical, où l’ultra-spécialisation finira par nous avoir. Un parfum de vécu de la part d'un ancien assistant des hôpitaux de Paris ! Léger et sans prétention, voici un bon petit moment de lecture, à conseiller aux hypocondriaques... les vrais.
Par Laurent
5
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Jérôme Tonnerre vient de perdre sa mère. Son père, administrateur du musée de l’Homme s’est suicidé alors qu’il était enfant. La dernière volonté de sa mère devenue alcoolique est d’être incinérée et de voir jeter ses cendres dans l’Atlantique Sud. Jusque là rien de vraiment drôle, je vous l’accorde... Et pourtant !
Jérôme Tonnerre a en effet deux gros problèmes... Et les problèmes des autres font toujours rire... Le premier est qu’il ne voit pas ce que sa mère entend par « Atlantique Sud »... Le Brésil ? le Sénégal ? Mimizan plage ?
la Galice ? Et Jérôme est un homme respectueux des paroles reçues... Comprenez le... Et puis pourquoi l’Atlantique Sud et pas le Nord ?
Second problème : même s’il trouvait l’Atlantique Sud si cher à sa pauvre mère, il est phobique du voyage... Lui qui aurait tant aimé partir... Mais le voyage, pour lui, commence au bout de sa rue, après la boulangerie...
De là, Jérôme Tonnerre mène son enquête et l’on découvre sa sœur lesbienne, son frère coincé, son père aventurier, sa mère secrète et son psy agaçant, ses amours rongées... Et en plus on lui demande de ne pas fumer au crématorium....
J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette enquête, guidé par cet humour noir qui ne me déplait pas. Un premier roman sur le voyage sans partir, l’éboulement des phobies, le surgissement des secrets de famille et la page qui se tourne... Si avec tout cela il n’y a pas de quoi rire...
L'avis de Florinette
L'avis de Cathe
Par Laurent
6
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