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Lundi 21 janvier 2008

comme-un-lundi.gifVoilà une BD comme je les aime : originale et pleine d’humour. Originale par son style graphique : des traits fins (à la Sempé) pour les personnages et les décors et le minimum syndical pour le texte. Quant à l’humour, il est dans la suggestion, dans le clin d’œil... On ne le perçoit pas toujours tout de suite, mais il éclot à la seconde lecture et montre toute l’intelligence de construction. Un petit manuel de philosophie de la vie quotidienne allant de cet homme qui pour se suicider choisit de regarder la télévision, ou la tendre compagne qui éjecte son trop imposant mari pour n’occuper que le coin supérieur droit du lit, ou encore Tarzan bravant tous les dangers pour conduire Jane... dans la petite cabane au fond de la jungle.

James né de la blogosphère (par
ici pour quelques dessins) par son humour et son sens de l’observation croque la vie et ses aléas pour mon plus grand délice – et c’est déjà pas mal !

par Laurent publié dans : J'ai rigolé...
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Mardi 13 novembre 2007

Titulaire d’une licence de lettres aux Etats-Unis, Iain Levison se lance enfin dans le monde du travail. Très rapidement il se voit confirmer son appréhension : les titulaires d’un tel diplôme n’ont aucun espoir de se « caser » à la hauteur de leurs compétences. Iain Levison qui doit tout de même survivre enchaine alors les petits boulots... précaires. De pêcheur de crabe en Alaska, à déménageur ou encore chauffeur de poids lourd, en passant par livreur de fioul, Iain multiplie les expériences malheureuses et aiguise à chaque fois un peu plus son regard critique sur le monde du travail outre-atlantique...

Mais ne vous trompez pas ce livre n’est pas une analyse économique sur fond de rêve américain, mais plutôt un récit à la limite de l’autobiographie plein d’humour et de cynisme. Iain Levison égratigne tout de même au passage les exploiteurs d’une main d’œuvre peu qualifiée et en quête de survie ainsi que des patrons profitant du système en licenciant la veille des droits aux assurances ou utilisant toutes les armes pour les recrutements.
 
« Tribulations d’un précaire » m’a fait rire plus d’une fois et même si l’ensemble a peut être un peu de mal à décoller, j’ai pris un réel plaisir à suivre les aventures de Iain Levison. Un petit roman drôle et frais sur fond de vérité... A lire donc.
par Laurent publié dans : J'ai rigolé...
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Jeudi 12 avril 2007
Segur.jpgVoici un vrai bon livre pour ceux qui souhaitent pénétrer le monde de l’édition, du côté des écrivains, comme de bien entendu. Phil Dechine se propose d’offrir 10 leçons pour entrer par la grande porte dans la merveilleuse maison de la création littéraire. 10 leçons donc pour 10 chapitres, et tout y passe : la vocation, l’écriture, le manuscrit, l’éditeur, la presse, le salon du livre, la télévisions, les prix littéraires et le succès. Il y a forcément du Philippe Ségur dans ce Phil Dechine, tant les anecdotes sont parfumées de vécu : des problèmes logistiques de vivre avec un écrivain, aux difficultés de gérer l’attente d’un succès en passant par l’attaché de presse un peu... attaché de presse quoi... Malgré les refus des maisons d’éditions, les barrières de la création – un passage particulièrement drôle sur le téléphone – les grands moments de solitude pour un petit écrivain dans un petit salon du livre, etc., Phil Dechine saura se persuader qu’il est l’écrivain qui révolutionnera LA littérature française. Seulement, les autres ne le savent pas encore ! Question de patience.
 
Ce roman dans un style simple - certains le trouveront simpliste et d’autres un humou trop répétitif qui font naître quelques longueurs -, en plus de donner de bonnes ficelles, est un vrai bon moment de lecture, drôle et pas toujours très loin de la réalité. Je le conseille pour ceux qui veulent rire un peu autour du monde littéraire qui mérite bien que l’on se moque un peu !!!
par Laurent publié dans : J'ai rigolé...
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Mercredi 27 décembre 2006

La vie d’un gardien de musée (pardon... d’un agent de contact !) ça vous intéresse ? Bon d’accord ce n’est pas très vendeur...

Si je vous dis que ce même agent de contact est un grand fan de Jimi Hendrix ? Toujours pas ? ok...

Alors si ce héros en charge de la conservation du patrimoine de l’humanité (j’ai bien replacé le titre non ?) est obligé de se droguer pour remplir efficacement sa charge, face aux visiteurs un peu trop malveillants, aux collègues un peu trop étranges, aux délégués syndicaux un peu trop motivés, aux certificats d’anomalie un peu trop administratifs (mais tellement irremplaçables), à l’administration un peu trop présente, à sa copine un peu trop.... Bref ...Là, je vous intéresse...

 

Donc, grâce à Nicolas Beaujon vous aurez la chance de vous immerger dans le monde palpitant des gardiens de musée (et je m’y connais en métier palpitant !), et surtout de rire toutes les 3 pages... (soit 222 pages divisées par 3 : 74 éclats de rire). Pour ceux qui cherchent une petite goutte rigolote dans un océan littéraire ! Comme on dit par chez moi, à lire sans plus tarder ! 

Disponible en magasin !

 

par Laurent publié dans : J'ai rigolé...
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Mercredi 27 décembre 2006

Si je pouvais choisir d’être le meilleur ennemi de quelqu’un, je voudrais que ce soit d’Eric Chevillard... Mais, sans perdre espoir, ce n’est pas moi...  

Pour cela il eût fallu que je m’appelle Désiré Nisard, que je vécusse au XIXème siècle, que je fusse critique littéraire et académicien ayant volé la place à Alfred de Musset et que j'eusse déclaré que la littérature française a entamé un irrésistible déclin depuis Bossuet – j’aurai au moins fait plaisir à ceux qui ne croient pas à la littérature contemporaine et aux défenseurs du conditionnel passé si je ne me suis pas trompé... Donc rien de tout cela... C'est Désiré Nisard qui ramasse. Eric Chevillard a voulu sans doute avec ce livre faire mourir cet immortel qu’il ressuscite et qui aurait mieux fait de ne pas naître. A l'origine de tous nos maux et nous ne le savions pas... Je n'en dis pas plus !

Ce livre dans son style si particulier et son thème unique m’a fait rire comme peu dans cette rentrée littéraire. Certains le trouveront peut être perché sur un humour trop intellectuel, ou encore trop long, mais quand les auteurs se font plaisir comme ça, moi j’adore ! A offrir donc à vos pires ennemis... pour vous réconcilier avec eux !

L'avis d'Anne-Sophie 

Disponible en magasin !

par Laurent publié dans : J'ai rigolé...
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Mercredi 27 décembre 2006

En me relisant, je me suis aperçu qu’aucun de mes articles ne mentionnait l’un de mes auteurs fétiches... Inadmissible m’ont déjà dit certains... Je me devais donc de réparer cette négligence.  

 

Un homme heureux n’est peut être pas le meilleur roman de Paasilinna (certains préfèreront « Le lièvre de Vatanen », ou encore « Petits suicides entre amis »), mais comme je n’arrive tout simplement pas à me décider, j’ai décidé lâchement de prendre le dernier que j’ai lu...

 

Aksedi Jaatinen (ah oui ! on est en Finlande), ingénieur d'Etat, est chargé de construire un nouveau pont dans la petite ville de Kuusmäki (rien que pour le nom). Fonctionnaire incarnant la figure même de « l’étranger », le jeune ingénieur va devoir combattre une ferme et virulente opposition des habitants. De provocations en provocations, Jaatinen se voit obligé de reculer... pour mieux sauter sur l’autre rive. Ou l’art de la vengeance méthodique... Les Princes ont eu Machiavel, les hommes heureux ont Paasilinna !

 

Ce livre s’adresse d’abord aux personnes qui ont déjà eu maille à partir avec les traditions de villages, les coutumes ancestrales, les idées reçues, les croyances, la peur de l’autre et les préjugés... Et secondairement à ceux qui veulent rire ! Si par bonheur, vous êtes concernés par les deux catégories, c’est un pur régal qui vous attend. Seule petite critique que je pourrais émettre sur cet auteur au style efficace et drolissime (qui réussit à faire sortir la littérature finlandaise du roman policier), une certaine difficulté à bien terminer ses histoires uniques en leur genre. Mais peut être est-ce seulement parce que je voudrais qu’elles ne finissent jamais !

« Les Finlandais ne sont pas pires que les autres, mais suffisamment mauvais pour que j'aie de quoi écrire jusqu'à la fin de mes jours ». Alors merci à vous !

Disponible en magasin !

par Laurent publié dans : J'ai rigolé...
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Mercredi 29 novembre 2006

Julien Lerner a 25 ans, devait être chirurgien comme son frère.. puis avocat comme son oncle... heureusement, il classe des dossiers de clients après décès dans un cabinet d’avocats. Hypocondriaque travaillant sur des noms perdus, il parvient à faire douter les médecins généralistes sur leur propre état de santé, les chirurgiens de leur psychologie (sans commentaire), et à démoraliser son psy... Et en plus, il est amoureux de la femme d’en face qui pleure sans raison apparente...

 

Laurent Seksik nous offre là un petit roman sympathique et drôle sur fonds d'univers impitoyable et médical, où l’ultra-spécialisation finira par nous avoir. Un parfum de vécu de la part d'un ancien assistant des hôpitaux de Paris ! Léger et sans prétention, voici un bon petit moment de lecture, à conseiller aux hypocondriaques... les vrais.

par Laurent publié dans : J'ai rigolé...
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Mardi 14 novembre 2006

Jérôme Tonnerre vient de perdre sa mère. Son père, administrateur du musée de l’Homme s’est suicidé alors qu’il était enfant. La dernière volonté de sa mère devenue alcoolique est d’être incinérée et de voir jeter ses cendres dans l’Atlantique Sud. Jusque là rien de vraiment drôle, je vous l’accorde... Et pourtant !

Jérôme Tonnerre a en effet deux gros problèmes... Et les problèmes des autres font toujours rire...  Le premier est qu’il ne voit pas ce que sa mère entend par « Atlantique Sud »... Le Brésil ? le Sénégal ? Mimizan plage ? la Galice  ? Et Jérôme est un homme respectueux des paroles reçues... Comprenez le... Et puis pourquoi l’Atlantique Sud et pas le Nord ?

Second problème : même s’il trouvait l’Atlantique Sud si cher à sa pauvre mère, il est phobique du voyage... Lui qui aurait tant aimé partir... Mais le voyage, pour lui, commence au bout de sa rue, après la boulangerie...

De là, Jérôme Tonnerre mène son enquête et l’on découvre sa sœur lesbienne, son frère coincé, son père aventurier, sa mère secrète et son psy agaçant, ses amours rongées... Et en plus on lui demande de ne pas fumer au crématorium....

  

J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette enquête, guidé par cet humour noir qui ne me déplait pas. Un premier roman sur le voyage sans partir, l’éboulement des phobies, le surgissement des secrets de famille et la page qui se tourne... Si avec tout cela il n’y a pas de quoi rire...

L'avis de Florinette

L'avis de Cathe

par Laurent publié dans : J'ai rigolé...
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