Martial et Odette, comme tous bons retraités qui se respectent, ont décidé de s'installer dans le sud de la France. Un joli pavillon, entouré d'autres pavillons, entourés d'un mur de
protection, protégé par des caméras, protégés par un vigile... Si bien protégés que dans toute la résidence, « Les Conviviales », ils sont pour l'instant les seuls. Désespérément
seuls...Mais, cela va changer, puisque dans quelques jours, deux autres maisons devraient être occupées. L'une par un couple séduisants et séducteurs et l'autre par une femme seule... Sûrement
veuve... Oui sûrement. Le gardien et l'animatrice du club house qui ouvrira pour l'occasion vont venir remuer tout ça !
Une fois de plus Pascal Garnier m'a offert un vrai bon moment de lecture. Tout est là dans ce roman : humour noir, oeil aiguisé sur mes contemporains, critique acerbe d'une société, … J'aime décidément l'univers dessiné par l'auteur... Encore, encore !
Et si vous ne me faites pas confiance lisez par ici :
La fan attitude de Baratin (dans ma médiathèque il y en a plus ;)
L'envoutement des Moissons noires
Cathe la conquise
L'Hyseria Lane de ICB
…
Je continue ???
Merci à Elvira pour ce cadeau et la découverte de l'auteur !

Il commence ses études en Sorbonne dans les années 80 et par le jeu de l’alphabet rencontre Ava. Jeune, belle, elle tient ses promesses et se lie rapidement à lui, à ses aventures
journalistiques et poétiques, à ses rencontres. Ils s’apprivoisent, se découvrent, s’aiment d’amour, ne s’aiment plus, s’aiment d’amitié, ou d’amour, encore, peut-être. Mais un beau jour tout
s'étiole, puis tout s’arrête.
A
17 ans, Laura décide de quitter le lycée dans sa dernière année, pour partir en Allemagne comme jeune fille au pair. Prête à perdre pied dans sa vie, elle choisit l’exil sans savoir où cela
la conduira. La perte d’un proche, un environnement familial confus, un avenir incertain, autant de raisons de voir dans ce départ la nécessité absolue de respirer.
Bichot le Parisien, la soixantaine passée, rejoint régulièrement le reste
de sa troupe de célibataires endurcis près d'Arcachon. Talbeau, l'avocat d'affaire grand financier de la tribu, Valentine voisine de Bichot et mère de substitution, et Luca le photographe de
charme pour bourgeoise encanaillées l'y attendent régulièrement autour des 4 enfants de leurs amis disparus dans un accident d'avion à la fin des années 1990 et dont ils ont la charge. Faisant
bloc autour des enfants, cette troupe d'amis aiment se réunir. Une troupe malicieuse marquée, tout au long de leur vie par des objets qu'ils vont se mettre à rechercher : un lit d'enfant qui
devait être offert à Valentine par son père, mais que la guerre a envoyé en Suisse chez une cousine éloignée et inconnue ; une épée enterrée dans la Sahara, en présence de Bichot, quarante ans
plus tôt par Julien l'ami décédé et qu'Armand son fils veut retrouver ; ou encore la selle d'un cavalier Indien pendant la dernière guerre...
Après la lecture de « Derniers rappels », plusieurs d’entres vous m’avaient conseillé d’aller voir du côté de « De mal en pis ». Et donc voilà !
Je vous l’avais dit, après avoir lu la bande dessinée -
« Des raisons, on peut toujours en trouver. Des bonnes ou des mauvaises. En pagaille. Mais c’est pas mon boulot. Il y a des spécialistes pour ça. »
Avec « En inquiétante compagnie », on retrouve Carlos Fuentes dans un domaine littéraire dans lequel il excelle : la nouvelle. Un recueil de six histoires courtes
qui porte bien son nom. L’auteur mexicain le plus connu met en scène des personnages de la vie courante qui à un moment bascule dans l’étrange, à moins que ce ne soit l’inverse. A chaque
nouvelle, la réalité s’efface progressivement pour laisser place à un monde angoissant, où les grandes peurs ressurgissent.
Tanigushi et Kusumi évoquent dans ce recueil d’histoires mises en bande dessinée un thème qui m’est cher... La pomenade. Ce délicieux moment où après un rendez-vous, une soirée, un
incident, on décide de rentrer à pied, brisant ainsi la monotonie du transport ordinaire en vélo, en métro, en train ou en voiture. C’est le moment où l’on découvre un lieu inattendu et magique
ou encore où l’on redécouvre un lieu passé, oublié et transformé. Toutes ces histoires font appel à la nostalgie d’époques où l’on savait se garder du temps pour trainer, penser, se retrouver
avec soi même.
François Merlot journaliste français veut publier un premier livre sur les grandes chansons qui ont marqué notre époque. My way, Besame Mucho et Happy Living (invention ?), l’une des
trois chansons les plus jouées dans le monde. Lors de son entrevue avec H. G. Slatters, compositeur et interprète de ce succès, celui-ci lui apprend qu’il n’a pas écrit une seule note de la
musique. Lors d’une soirée dans les années 50 un batteur plutôt doué, dénommé Treviso, se met au piano et compose la mélodie que Slatters va voler. Treviso que ses surdoses répétées d’alcool
rendent amnésique, laissera échapper la gloire et l’argent. Slatters accepte de se confier à Merlot à la condition qu’il retrouve Treviso ou ses descendants pour soulager sa conscience. En
prime il veut leur offrir sa fortune.
Un pas de
plus dans la littérature mexicaine… Mais cette fois c’est à travers l’œil d’un espagnol exilé pendant près de 20 ans là bas et six nouvelles que j’ai avancé mon travail ;)
Lulu, la quarantaine, mariée à un homme lourdeau se met à la recherche d'un travail après quelques années d'interruption consacrées à ses trois enfants. Seulement reprendre après
seize années sur la touche ce n'est pas si simple. De refus en refus, surgissent les questions essentielles : qu'a-t-elle fait de sa vie ? Qu'attend elle à présent ? Un entretien au bord de la
mer et une ou deux rencontres vont la placer devant un miroir et la pousser à prendre en main cette vie, qu'elle a tant laisser filer, ... Ses amis les plus proches cherchent à comprendre le
pourquoi de tout ça, avec le peu d'informations qu'elle a bien voulu leur offrir.
Ari Folman
et David Polonsky ont choisi d'adapter leur film « Valse avec Bachir » en livre. Ils y ont consacré près d'une année de travail afin de réussir à construire les ponts indispensables
pour passer d'un genre à l'autre. Car, comme l'explique David Polonsky dans un entretien publié à la fin de l'oeuvre, loin d'être des genres identiques, cinéma et bande dessinée s'opposent et le
passage de l'un à l'autre n'est pas simple formalité technique. N'ayant pas encore vu le film, il me tardait de découvrir ce roman graphique, aux illustrations saisissantes et tellement
réalistes.
Denis Podalydès, pensionnaire de la Comédie française, dresse dans « Voix Off » un portrait de lui, entre souvenirs, anecdotes et pensées.
La
préface d'Anne Nivat, grand reporter qui a couvert plusieurs fois le conflit en Tchétchénie, donne le ton. « Nous n'avons plus d'images de Tchétchénie » et comme elle le déclara sur CNN
: « No CNN, no war » (pas de CNN, pas de guerre). Tamada (scénariste) et Rash (co-scénariste et dessinateur) nous guident dans cette région en plein chaos, en juillet 2000. La région
est occupée par l'armée russe lorsqu'un jeune médecin arrive pour délivrer soins et médicaments, en Tchétchénie, mais également dans la province voisine, l'Ingouchie, qui accueille les réfugiés.
Avec son chauffeur, ils vont apporter ce qu'ils peuvent pour soulager le corps et l'âme des Tchétchènes qu'ils rencontrent et qui se livrent à eux. Mais cette aide est bien dérisoire face à
l'horreur d'une guerre sans fin.
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