Il est certains romans dont il n'est pas évident de parler tant ils bousculent... « Et que le vaste monde poursuive sa course folle» est de ceux-là... Il se résume pourtant en quelques mots.

New-York, au milieu des années 1970, un homme se lance dans un exploit aussi inconscient que poétique : traverser les Twin Towers, clandestinement, sur un fil. Pendant ce temps, dans les bas fonds de New-York, un prêtre ouvrier irlandais tente de sauver une troupe de prostituées, une mère qui a perdu son fils au Vietnam essaie d'intégrer un groupe qui la rejette de par son origine sociale, ou encore une prostituée crie son désespoir de voir ces proches brisées… Autant d'histoires qui se croisent et se décroisent, se percutent quelques fois, dans une Amérique obscures et terriblement sombre, rongée par la misère humaine et le désespoir.

 

McCann nous montre la face noire de la ville et survole cette période de bouleversements. Il nous prend la main pour nous conduire vers les âmes les plus délaissées de la société américaine. L'auteur prend le pouls d'une société au bord de l'implosion. Heureusement, le récit de l'aventure de Philippe Petit vient offrir au lecteur la poésie indispensable qui lui permet de traverser sans faillir ce roman écartelé entre déchéance et espoir. L'écriture est splendide, les descriptions vertigineuses... Un roman duquel on ne sort pas indemne...

 

Magnifique !

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