Nirmal Verma, né en 1929 et décédé en 2005, est présenté comme « l’un des plus grands écrivains de langue hindi », engagé, membre du parti communiste et refusant obstinément d’écrire en anglais. Il publie ce roman, « un bonheur en lambeaux » en 1979 et nous plonge à travers le regard du jeune Munnu dans le Dehli des années soixante-dix.

Le jeune garçon de 13 ans qui a très souvent "la fièvre" et qui a grandi sur les bords du Gange, est recueilli pour quelques mois par sa cousine Bitti, comédienne. C’est à travers les relations qu’elle entretient avec ses amis acteurs aimant refaire le monde que Munnu va découvrir le jeu des sentiments, les ombres de chacun, les maux de l’âme et la complexité des relations. Par le regard de l’enfant c’est ensuite à nous de découvrir la société indienne et les classes moyennes de ces années-là où l’Angleterre semble encore peser lourdement sur ceux qui l’ont approchée.  Ce long monologue sans véritable intrigue et qui alterne les 3ème et 1ère personnes du singulier comme pour mieux nous dompter, est en fait la relecture par Munnu de son journal quelques années plus tard.

 

Ce livre d’essence poétique, aux phrases envoûtantes, offre de beaux passages à lire et relire. Alors peut être suis-je passé à côté de cette œuvre apparemment majeure, mais la lenteur qui en découle m’a empêché de pénétrer l’histoire. Pour être honnête et au risque de faire hurler les connaisseurs, je me suis même ennuyé et il a fallu vraiment lutter pour le terminer... Mais j’aurai lu du Verma et fait plaisir à Cathe ;-))

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