J’entends déjà les mauvaises langues : « Voyons Laurent, ce n’est quand même pas par hasard que tu as choisi ce livre ? »... Sans parler du regard de ma voisine de table au café, lorsqu’elle a découvert le titre et que ses yeux ont traduit comme « JE suis un pauvre type... ». Vous l'aurez compris, il faut un certain courage pour s'afficher avec ! 

Bref... Antoine Blin à la vie plutôt ordinaire pour ne pas dire monotone, voit débarquer dans son petit appartement André Denner qui froidement, et non sans un certain enthousiasme, lui fait remarquer qu’il voit en lui un « pauvre type ». Son absence de réaction, face à l’insulte qui lui est faite à son propre domicile, est en soi un signe d’adhésion à la médiocrité. Il peut fièrement faire partie du « syndicat des pauvres types », organisation co-fondée par le susnommé Denner. Antoine Blin hésite, mais montent en lui les premiers émois de la libération, la fin de l’exploitation, le début de la révolte, la poussée d’une ère nouvelle... Mais qu'est donc ce "SPT" ? Une secte ? Une farce ? Une arnaque ? 

 

Voilà. Difficile de parler de ce livre sans en livrer davantage sur l’intrigue. Pour ma part, j’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire dont j’avoue avoir attendu plus d’humour et/ou de profondeur. Mais je suis resté plutôt perplexe face à une critique aux grosses ficelles d’une société de consommation où les gens ordinaires sont méprisés et où la télé-réalité est omniprésente. L’union n’y fait pas toujours la force et la déchéance guette. Je suis resté en retrait et sur ma fin, un peu déçu aussi par la chute.

Mais ce livre a au moins le mérite d’être original. A vous de voir... mais la maison ne rembourse pas !

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