Un pays d’Afrique. Musango (« paix » en Douala du Cameroun), une petite fille de 9 ans. Elle est chassée par sa mère après la mort de son père, accusée d’être à l’origine de tous les maux de la famille. Elle erre alors dans les rues quelques jours. Puis la chute s’accélère... Exploitée et humiliée elle tombe entre les mains d’une confrérie religieuse qui en réalité cache un réseau de prostitution vers l’Europe.

Leonora Miano a publié l’année dernière « L’intérieur de la nuit » que je n'ai pas (encore) lu, mais qui semble de la même veine. Avec « Contours du jour qui vient » une certaine Afrique est mise à mal. Ses traditions, ses croyances et ses coutumes parfois archaïques et brutales sont dénoncées. Ce roman est extrêmement dur et nous plonge violemment dans la barbarie, la pauvreté et la folie humaine. C’est une vision à part qu’il ne m’avait pas encore été donnée de lire – et je suppose que ce n’est pas la seule mais j’ai quelques lacunes en littératures africaines. Je ne peux pas dire avoir pris du plaisir à traverser ce roman qui me laisse un goût aigre, et c’est sans doute ce que l’auteur voulait. 

 

Seule petite ombre, une vision parfois irréaliste de cette petite fille et, de ce que j’ai pu entendre, cette histoire semble très proche de son dernier roman... encore plus dur.

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