Oskar Schell est un petit garçon de 9 ans qui vit au cœur de New York avec sa mère. La carte de visite qu’il offre à qui veut le présente comme inventeur, astronome amateur, collectionneur, entomologiste, épistolier, pacifiste, consultant en informatique, francophile, chercheur de clés, ... Un seul but à cette polyvalence : se rapprocher encore un peu plus de son père, victime des tours jumelles et comprendre. C’est alors l’occasion de voyages et de rencontres dans cette ville marquée à jamais, mais qui s’est relevée nous dit Foer. Des secrets de familles vont également ressurgir au fil de sa quête et qui nous relient aux grands drames du XXème siècle...

 

Pour être honnête je me suis lancé dans ce livre parce qu’il m’intriguait dans sa forme. Le roman est entrecoupé de photos et de dessins en rapport bien entendu avec le moment. Et je ne regrette pas... trop.

En fait, deux histoires parallèles nous portent. Celle d’Oskar et celle de sa grand-mère qui vit mystérieusement seule dans l’immeuble d’en face. Le parcours d’Oskar, ses réflexions, ses échanges et ses fantômes m’ont ému et parfois fait rire. Mais en ce qui concerne la grand-mère je dois avouer que je me suis franchement ennuyé. Du coup, les passages du petit Oskar apparaissent comme de véritables petites oasis et celles de la grand-mère comme de trop longs déserts à traverser... sans eau. Mais il faut savoir souffrir pour profiter du bonheur. 

 Jonathan Safran Foer est présenté par son éditeur comme l’auteur qui habite le même quartier que Paul Auster (Brooklyn), c’est dire sa qualité... Il a fait une formation en arts plastiques ce qui se traduit effectivement dans la forme du livre. Ah oui ! Et puis c’est le mari de la jeune et jolie Nicole Krauss qui sort pour cette rentrée « L’histoire de l’amour ». Voilà... Et puis accessoirement on nous précise que c’est LE grand auteur américain de la nouvelle génération – il y a toujours une nouvelle génération qui traîne en bas de chez vous – et l’un des premiers à évoquer les attentats après... Paul Auster – la dernière page du très agréable roman « Brooklyn follies » pour ceux qui aiment l’auteur et qui veulent gagner du temps. C’est marrant mais j’ai comme un arrière goût de marketing... Alors on attendra le suivant...

  

Mais rien que pour Oskar, le monde que Foer lui a créé, et le livre en tant qu’objet c’est plutôt sympa... Mais, je vous aurai mis en garde !

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