Jun, jeune adolescent japonais de 15 ans, est dans la rue depuis plusieurs semaines et vit de la vente à la sauvette de quelques babioles. Remplit de colère et de haine, révolté contre ses parents, il rencontre un matin un vieillard qui, en le regardant à peine, lui dit : « Je vois un gros en toi ». Et tous les matins, ce vieillard lui répète la même chose… à lui, dont le corps est trop maigre, le cœur sombre et la tête emplit de noirceurs. Mais cela deviendrait presque un jeu, jusqu’à ce que Jun se laisse convaincre d’assister à une rencontre de sumos.

Continuant son « cycle de l’invisible », après Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la Dame rose et l’enfant de Noé, Eric-Emmanuel Schmitt nous revient avec un très court roman. Reprenant les thèmes de la spiritualité, de l’initiation, du don de soi, de la maladie, il nous conduit avec son style si caractéristique à suivre l’histoire de ce jeune adolescent perdu, rongé par les émotions, à la recherche de lui-même. Les romans d’Eric-Emmanuel Schmitt peuvent agacer par leur excès de bons sentiments, déplaire par leur style facile et superficiel - et celui-là ne déroge pas à ces règles - mais au final, une nouvelle qui se lit vite et dont on veut connaître la fin… Un agréable Schmitt mais pas à la hauteur d'Oscar et la Dame rose.

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