B--gaudeau.jpgLe 14 juin 2005, Florence Aubenas, grand reporter, tient sa conférence de presse après 5 mois de captivité en Irak. Avec beaucoup d’humour, de courage et de pudeur, elle revient sur ce qu’elle a vécu là-bas avec Hussein Hanoun al-Saadi  son fixeur.
 
En août 2007, François Bégaudeau dans « Fin de l’histoire » reprend l’intervention de la journaliste et décide de la décortiquer. Il analyse, interprète et explique chacun de ses propos... Cet essai veut nous livrer les clefs d’une déclaration et d’un monde qui apparemment nous échapperaient. Un travail sur l’oralité qui m’a très vite ennuyé et parfois même énervé, tant les clichés sont fréquents et les analyses à la fois évidentes et superficielles. Parmi tant d'autres : « une planète qui a un pénis au milieu », « l’Histoire c’est les hommes qui s’excitent et les femmes qui ramassent » ou encore « où l’Histoire passe l’herbe ne repousse plus ». Des formules toutes faites qui rythment un récit tardant à s'achever.
 
Si la vision de François Bégaudeau n’est pas forcément inintéressante, il me semble pour ma part que les propos de l’ex-otage se seraient passés volontiers d’un tel exercice. Les explications apportées par l’auteur « d’entre les murs » viennent trop souvent piétiner la pudeur que l’on pouvait ressentir chez la journaliste. Un livre facile dont je n'ai pas perçu l'intérêt et qui ne m’a apporté aucun plaisir, pas même celui de la lecture...
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