Nasrenn-vent.jpgSur la lancée de « scènes de mariage », roman trop court à mon goût, je me suis plongé dans « Vent en rafales » où Tasliman Nasreen évoque sa propre enfance. Jeune fille éduquée sous le poids des traditions et par un père autoritaire, Tasliman suit des études imposées et tente de vivre sa vie d’adolescente. Elle accepte de moins en mois cette injustice qui permet à un garçon de porter des pantalons, de sortir seul, de posséder son corps, d’être libre...

Rapidement la poésie sera son refuge et la source de sa rencontre avec le jeune poète Rudro Mohammed Shahidullah. Elle découvrira avec lui l’amour, bercée par ses poèmes. Emportée par ses mots elle l’épousera en cachette. Impossible de le dévoiler à sa famille avant la fin de ses études (rappelons quelle fait médecine...) et surtout à son père qui rejette de fait toute relation avec un homme qu’il n’aurait pas choisit. Qu’elle termine d’abord ses études de médecine, elle pourra après prendre sa condition de femme. Taslima trouvera dans son éducation stricte et cette véritable histoire d’amour à la fois passionnée et chaotique l’origine de sa révolte de femme.

On retrouve ici les sujets forts qui caractérisent le combat de Taslima Nasreen. Elle dénonce avec force et véhémence les conditions de la femme – surtout musulmane mais pas uniquement - en Inde et les injustices dont elles sont les victimes face à des hommes trop souvent soumis par leur éducation aux coutumes. Ces hommes qui une fois le mariage prononcé s'enchaînent dans les traditions et sombrent avec leur femme. Armée d’une écriture juste et cinglante, Taslima Nasreen nous entraîne avec passion dans sa révolte.

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